Je suis dans un petit avion à peu de hauteur du sol avec Adrien, j'ai le vertige, je m'agrippe et j'attends que ça passe, c'est interminable. Nous sommes à l'air libre comme dans un télésiège. J'attends que ça passe, j'essaie d'être stoique considérant que c'est foutu, on va tomber. Les copains sont aussi dans de petits avions, nous voyageons ensemble, je le sais, je ne les vois pas. Nous passons près d'un tunnel de bois, une sorte de cabane très longue. C'est très beau, c'est un passage que les gens d'ici ont construit. Toujours en volant nous nous dirigeons vers la ville.
Nous sommes dans une sorte de bar- restaurant à balustrade, Arthur entreprend de préparer des spaghetti bolognese avec des choses piquées ici - c'est un endroit que nous n'aimons pas trop. Nous sommes seuls mais il faut faire vite, nous avions tout juste le temps de boire un coup, il faut redécoller d'ici très peu de temps et encore la ville à traverser pour retrouver les avions, sachant que nous devons nous faufiler, être discrets. Arthur coupe précautionneusement des feuilles de pâte à lasagne pour en faire des pâtes longues et il met la viande et les tomates à cuire. Je m'impatiente, le plat sera long à faire et nous devons nous dépêcher. Adrien en convient.
martedì 2 aprile 2013
mercoledì 22 dicembre 2010
9 septembre 2010 (écrit le lendemain matin)
Dans des tas de sacs j'avais fourré des tas de choses, dans plusieurs sacs, si bien que les tas de choses débordaient. Tant bien que mal, j'essayais de vous suivre avec tout ça à la poupe, et vous marchiez au pas de courses. Des sacs de toutes parts tombaient éparses des vinyls, des livres, des jupes et des pulls. Je les ramassais tant bien que mal au fur et à mesure. Nous traversions toutes sortes de sas. Parfois, on riait tous ou moi. Nous empruntions les passages cloutés, aux feux rouges, je peux m'y prendre. Nous suivions des couloirs, des corridors. Je devais aussi trouver très vite des papiers administratifs lorsqu'on me les demandait, une si courte formule mettait l'embarras. Il fallait déballer. Ou bien les choses s'éventraient d'elles-mêmes sur les tapis roulants. Encore faudrait-il avoir compté ces tas de sacs.
1928 (?)
Je vis en rêve un terrain désert. C'était la place du marché de Weimar. On y faisait des fouilles. Moi aussi je grattai un petit peu dans le sable. Surgit alors la pointe d'un clocher. Ravi je songeai : un sanctuaire mexicain de l'époque préanimiste, l'Anaquivitzli. Je me réveillai en riant.
12-13 septembre 2010 (écrit au tout petit matin)
Tu étais assis sur une chaise. Je venais te voir ; arrivant de derrière je ne vois que tes cheveux et ton bras sur le genou. Lorsque je vois ton visage, tu as les yeux ouverts et la bouche ouverte. Entre tes lèvres il y a un scarabé, non une abeille, je ne sais pas, un scarabeille. Je l'attrape par la queue et tire mais il est accroché. Je tire encore mais il s'enfonce de plus en plus profondément tout vers le fond de la bouche. Il m'échappe des doigts, je le reprend, il m'échappe encore, etc.
14 janvier 1959 (?)
Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais dans une sorte de parc d'attractions comme le Coney Island que l'on voit dans les films américains. Un monsieur très aimable m'offrait un sucre d'orge mais la friandise était si grosse que j'avais beaucoup de mal à la mettre dans ma bouche et à la sucer.
juillet 2010 (écrit le lendemain matin)
Nous tapons avec des bâtons par terre ? Peut-être les voisins. On fait beaucoup de bruit, et parfois on crie. On fourmille. Le hangar ressemblait à Breuillet et il se trouvait un peu en contrebas comme le local de Saint Martin.
Très soudainement, une horde de petits chevaliers gendarmes (ils ont des casques ou un truc sur la tête) arrivent en courant du haut de la colline. Je crois qu'ils ont des bâtons aussi. Ils sont loins et petits.
Alors tout le monde se met à courir aussi. Il faut traverser un petit cours d'eau. Je me baigne. Tous mettent leur bâton de part et d'autre de l'eau pour traverser. Après, je cours à côté des gendarmes qui sont aussi gros que moi maintenant.
Très soudainement, une horde de petits chevaliers gendarmes (ils ont des casques ou un truc sur la tête) arrivent en courant du haut de la colline. Je crois qu'ils ont des bâtons aussi. Ils sont loins et petits.
Alors tout le monde se met à courir aussi. Il faut traverser un petit cours d'eau. Je me baigne. Tous mettent leur bâton de part et d'autre de l'eau pour traverser. Après, je cours à côté des gendarmes qui sont aussi gros que moi maintenant.
venerdì 16 luglio 2010
10 juin (écrit dans l’heure suivant le réveil)
_Après une série d’autres lieux et évènements, je monte un large escalier situé sous une route ou un chemin de fer et formé à partir de grosses poutres de bois. Les marches sont très hautes et deviennent presque un monde, nichant des mousses humides, des insectes et les objets qui y tombent (une petite fille y fait tomber son crayon entre deux planches, mais il est tombé trop profondément, je n’arrive pas à la ramasser, et sa mère doit redescendre pour essayer à son tour.)
J’arrive à un appartement très coquet où je comprends bien que se joue quelque chose qui m’échappe. Trois personnes, deux femmes et un homme de quarante à cinquante ans, aux traits marqués par le souci, bougent d’une pièce à l’autre et remuent ce qui a dû être un lourd passé, une grosse affaire de leur vie commune. L’un d’eux s’arrête devant moi et me dis que je ne dois rien comprendre à ce qui se passe, qu’en fait ils ont été pris en otage et séquestrés pendant des années dans cet appartement parce que les autorités arabes les prenaient pour des espions et voyaient d’un mauvais œil leur concubinage. Mais leur tortionnaire avait toujours été la même personne et peut-être même l’un d’eux trois, qui avait mis des statues devant la porte pour les empêcher de sortir tout en préservant illusoirement l’idée que toute sortie demeurait possible et qu’ils menaient une existence parfaitement normale. Les deux statues étant toujours devant la porte, je comprends que cet état de séquestration perdure toujours, et je vois deux des habitants nus se livrer à de bruyants combats joués sur le canapé du salon. Exprimant mon souhait de m’en aller, on me laisse choisir entre deux superbes porte-cigarette en guise de cadeau de départ, me conseillant de prendre celui où il est écrit « or ».
Une usine d’agroalimentaire non loin de l’escalier, dans une cour intérieure d’immeubles, semble kidnapper certains de ses clients. Pour une toute autre raison, nous nous livrons à une visite nocturne des locaux et faisons beaucoup de bruit en faisant descendre des meubles par les canalisations apparentes sur les murs, voire en tapant directement sur ces tuyaux. Le voisinage débarque, appelle la police et nous devons nous disperser et marcher longuement dans les rues plongées dans la nuit.
Des scènes dans un self (?)
Je suis invitée à manger quelque chose de préparé par la mère d’un enfant que je connais, c’est une préparation de ricotta et de fines lamelles de concombres, étendue aux dimensions d’un champs, non loin du grand escalier (pour cela le terrain est très en pente). Nous sommes une bonne dizaine à genoux sur la préparation, occupés à brouter la verdure en prenant garde de ne pas se laisser tomber contre l’enclos de fils barbelés du bas de la pente. Autour, il y a d’autres champs avec d’autres préparations qui ne se mélangent pas les unes aux autres.
J’arrive à un appartement très coquet où je comprends bien que se joue quelque chose qui m’échappe. Trois personnes, deux femmes et un homme de quarante à cinquante ans, aux traits marqués par le souci, bougent d’une pièce à l’autre et remuent ce qui a dû être un lourd passé, une grosse affaire de leur vie commune. L’un d’eux s’arrête devant moi et me dis que je ne dois rien comprendre à ce qui se passe, qu’en fait ils ont été pris en otage et séquestrés pendant des années dans cet appartement parce que les autorités arabes les prenaient pour des espions et voyaient d’un mauvais œil leur concubinage. Mais leur tortionnaire avait toujours été la même personne et peut-être même l’un d’eux trois, qui avait mis des statues devant la porte pour les empêcher de sortir tout en préservant illusoirement l’idée que toute sortie demeurait possible et qu’ils menaient une existence parfaitement normale. Les deux statues étant toujours devant la porte, je comprends que cet état de séquestration perdure toujours, et je vois deux des habitants nus se livrer à de bruyants combats joués sur le canapé du salon. Exprimant mon souhait de m’en aller, on me laisse choisir entre deux superbes porte-cigarette en guise de cadeau de départ, me conseillant de prendre celui où il est écrit « or ».
Une usine d’agroalimentaire non loin de l’escalier, dans une cour intérieure d’immeubles, semble kidnapper certains de ses clients. Pour une toute autre raison, nous nous livrons à une visite nocturne des locaux et faisons beaucoup de bruit en faisant descendre des meubles par les canalisations apparentes sur les murs, voire en tapant directement sur ces tuyaux. Le voisinage débarque, appelle la police et nous devons nous disperser et marcher longuement dans les rues plongées dans la nuit.
Des scènes dans un self (?)
Je suis invitée à manger quelque chose de préparé par la mère d’un enfant que je connais, c’est une préparation de ricotta et de fines lamelles de concombres, étendue aux dimensions d’un champs, non loin du grand escalier (pour cela le terrain est très en pente). Nous sommes une bonne dizaine à genoux sur la préparation, occupés à brouter la verdure en prenant garde de ne pas se laisser tomber contre l’enclos de fils barbelés du bas de la pente. Autour, il y a d’autres champs avec d’autres préparations qui ne se mélangent pas les unes aux autres.
Dorade en ciel
_L'autre jour, le ciel était en grand bleu, l'air chaud. Dans ce grand ciel des dorades sont venues. Elles frétillaient et jouaient se tournant se retournant et de m'envoyer des éclat de lumière, traits de vitesse.
Quel repos s'en suivi !
venerdì 9 luglio 2010
7 juillet (écrit durant l'heure suivant le réveil)
_Il fait nuit. L'espace est plutôt cloisonné, entre la grande cour d'immeuble et la galerie marchande. Les deux à la fois. Il y a un bar et une autre pièce à côté. Une urgence nous pousse à nous diviser en deux groupes. De nombreuses personnes se séparent donc pour aller occuper un lieu et l'autre. Ils attendaient l'ouverture du bar, ils se cachent, le bar est en réalité fermé mais ouvert pour les cacher, c'est une journée normale. À l'intérieurde la pièce d'à côté, on discute contre le comptoir. Yeleem ne veut pas voir le jeune barbu chevelu qui porte un diamant au nez, il est tout près du comptoir dans le bar. Elle préfère rester dans la pièce sinon il va encore la draguer. Camille commence à nous parler à Luna et à moi, il nous explique qu'il ne comprend pas pourquoi l'homme devrait nécessairement adopter la station debout (il est assis face à nous) et déclare qu'il décide, par conséquent, de ne plus marcher ni de se tenir sur ses jambes. Je regarde les gens présents autour, ceux du bar comme ceux de la pièce d'à côté. Il y a cette fille au cheuveux blancs décolorés. Àforce de mouvements et de poid, les poutres de soutient du toit se brisent toutes, excepté une. J'observe cela depuis une vue en coupe du bâtiment. Mon frère et moi décidons d'évacuer tout le monde et d'essayer tant bien que mal de sauver les murs de maman. Le rez de chaussée s'écroule. Nous essayons de sauver un maximum de matériel au premier étage.
venerdì 4 giugno 2010
2-3 juin 2010 (écrit au réveil)
_Dans un collège ou un lycée, une série de cours. (durant l'un d'eux j'ai accès à un livre où je vois mis à plat sur plusieurs pages, dans une série de schémas en noir et blanc, les fresques de San Pietro in Gessate à Milan.)
Après les cours tous vont au bar du collège-lycée. Il y a des toilettes disposées à au moins deux angles de chaque hall carré séparant les salles de cours. En jetant un coup d'oeil par la fenêtre, je vois qu'une fille a préféré enjamber la fenêtre pour pisser sur les rochers d'un massif étendu sur une assez vaste superficie avec quelques buissons pour recréer une sorte d'"environnement naturel au sein du collège". En m'y promenant, je vois deux personnes que je connais étendus immobiles l'un sur l'autre comme s'il venaient de faire l'amour (tout habillés). Mais à peine je m'approche pour venir leur parler, et à peine quelques phrases prononcées entre nous, qu'arrivent toute une rangée de sbires vêtus entièrement en jaune, chaussés, gantés, comme s'il portaient déjà la camisole de force qu'ils s'apprêtaient à enfiler aux deux fautifs. Je tente de dire quelque chose, m'énerve : "Et celui qui regardait du haut de la fenêtre et qui les a dénoncé ne s'est-il jamais pris une bite dans le cul ?" Un spécialiste préposé à me répondre reste à mon niveau pendant que les autres continuent d'avancer.
Après les cours tous vont au bar du collège-lycée. Il y a des toilettes disposées à au moins deux angles de chaque hall carré séparant les salles de cours. En jetant un coup d'oeil par la fenêtre, je vois qu'une fille a préféré enjamber la fenêtre pour pisser sur les rochers d'un massif étendu sur une assez vaste superficie avec quelques buissons pour recréer une sorte d'"environnement naturel au sein du collège". En m'y promenant, je vois deux personnes que je connais étendus immobiles l'un sur l'autre comme s'il venaient de faire l'amour (tout habillés). Mais à peine je m'approche pour venir leur parler, et à peine quelques phrases prononcées entre nous, qu'arrivent toute une rangée de sbires vêtus entièrement en jaune, chaussés, gantés, comme s'il portaient déjà la camisole de force qu'ils s'apprêtaient à enfiler aux deux fautifs. Je tente de dire quelque chose, m'énerve : "Et celui qui regardait du haut de la fenêtre et qui les a dénoncé ne s'est-il jamais pris une bite dans le cul ?" Un spécialiste préposé à me répondre reste à mon niveau pendant que les autres continuent d'avancer.
30-31 mai 2010 (écrit le lendemain après-midi)
_Je suis attablée en compagnie de nombreuses personnes. J'en connais certaines, le plus grand nombre d'entre elles m'est inconnu. Il me semble pourtant que je ne suis pas là par hasard, mais la situation m'échappe. La table est très longue, elle a la forme d'un L et je me trouve installée dans le coude du L. Nous mangeons des pizzas. J'ai droit à une petite part de pizza. Puis d'autres pizzas sont servies, mais cette fois je n'ai pas le temps d'en prendre une part dans mon assiette, car tout le monde tend le bras pour s'en emparer avant que j'aie pu faire de même. Je marmonne de dépit, alors plusieurs voix s'élèvent : "Elle n'a pas eu à manger !" comme pour réclamer à ma place, mais sans succès.
Le repas se poursuit. Il y a un homme debout, qui arpente la salle comme pour surveiller le bon déroulement du repas. Il ressemble un peu à un Espagnol ou à un dompteur de fauves tel qu'on se les imagine dans une compagnie de cirque. Il est accompagné de sous-fifres, de jeunes gens qui sont en quelque sorte ses assistants. Je n'y prête pas tellement garde, et ne m'en inquiète pas. Je traite la situation avec une certaine désinvolture, et ne cherche pas à en comprendre les règles pour m'y conformer - pourtant je prends assez nettement conscience qu'il serait important de le faire si je ne veux pas avoir d'ennuis : chacun s'y applique consciencieusement. Je fais un geste, ou ai une parole que je crois être anodine, mais que le surveillant-censeur repère immédiatement. Brian est là, et me jette un regard réprobateur, et sans comprendre pourquoi, je suis soudain convaincue qu'effectivement je me suis mal conduite. Un des sous-fifres, une jeune fille ou un jeune garçon? s'approche de moi et m'annonce de façon plutôt solennelle que l'homme qui surveille (qui n'est plus dans la salle à ce moment-là) m'attend. La situation prend un tour grave et sérieux. Je comprends qu'il veut me punir, et je commence à avoir un peu peur. Je me lève à la suite du jeune sous-fifre, et le suit en passant par le peu de place qui reste entre deux rangées de gens attablés (il y a deux tables à présent, la disposition de la pièce a changé) d'un pas décidé et plein de colère malgré mon inquiétude quant au sort qui m'attend. Dans mon dos, je devine le regard désapprobateur de Brian, resté assis à table, qui doit être inquiet pour moi et mécontent de la manière dont je me conduis.
Je me retrouve en présence de l'homme censeur. Il m'impressionne. Il a l'air très sévère. Il me parle - je ne me souviens plus de ses paroles, mais ce sont des remontrances et l'annonce qu'une punition m'attend. Je décide d'affronter la chose vaillamment, et de ne pas montrer ma peur, ni la souffrance qui risque de m'être infligée.Nous marchons tous deux, l'homme censeur et moi, dans un jardin. Nous montons des escaliers dans ce jardin, et l'homme qui marche à ma droite tient dans la main un panier à salade en métal grillagé dont il m'administre des coups répétés sur les fesses. Ça ne me fait pas mal du tout, et je suis très déçue de ne ressentir aucune douleur tandis que je m'étais préparée à supporter stoïquement une rude punition (ma réaction m'étonne et m'amuse ; je pense : "ainsi, j'aurais préféré avoir mal !"). Il y a des gens qui se promènent dans le jardin, certains gravissent derrière nous l'escalier. Ils voient sans doute de quelle manière je me fais frapper le derrière par l'homme qui me punit, j'en ai honte et je dis à l'homme : "-ah, je comprends : vous me punissez par l'humiliation". L'homme me répond très froidement : "non". Apparemment, je n'ai rien compris à sa leçon.
Il y a un chat, qui se promène de pièce en pièce. Le trou de son cul est anormalement béant. Puis la distorsion n'est plus la même : le chat me fait face et c'est son flanc qui est ouvert et béant mais ça n'est pas une plaie. Il a comme une poche de kangourou sur le ventre, et je distingue un objet dedans Je suis un peu étonnée que le chat puisse trouver un quelconque intérêt à cet objet proprement humain, mais je dis quand même d'un ton joyeux qui cache mon inquiétude (je crois qu'il y a quelqu'un à mes côtés) : "-Tiens, il s'est fabriqué une poche pour y cacher des choses !".
Le repas se poursuit. Il y a un homme debout, qui arpente la salle comme pour surveiller le bon déroulement du repas. Il ressemble un peu à un Espagnol ou à un dompteur de fauves tel qu'on se les imagine dans une compagnie de cirque. Il est accompagné de sous-fifres, de jeunes gens qui sont en quelque sorte ses assistants. Je n'y prête pas tellement garde, et ne m'en inquiète pas. Je traite la situation avec une certaine désinvolture, et ne cherche pas à en comprendre les règles pour m'y conformer - pourtant je prends assez nettement conscience qu'il serait important de le faire si je ne veux pas avoir d'ennuis : chacun s'y applique consciencieusement. Je fais un geste, ou ai une parole que je crois être anodine, mais que le surveillant-censeur repère immédiatement. Brian est là, et me jette un regard réprobateur, et sans comprendre pourquoi, je suis soudain convaincue qu'effectivement je me suis mal conduite. Un des sous-fifres, une jeune fille ou un jeune garçon? s'approche de moi et m'annonce de façon plutôt solennelle que l'homme qui surveille (qui n'est plus dans la salle à ce moment-là) m'attend. La situation prend un tour grave et sérieux. Je comprends qu'il veut me punir, et je commence à avoir un peu peur. Je me lève à la suite du jeune sous-fifre, et le suit en passant par le peu de place qui reste entre deux rangées de gens attablés (il y a deux tables à présent, la disposition de la pièce a changé) d'un pas décidé et plein de colère malgré mon inquiétude quant au sort qui m'attend. Dans mon dos, je devine le regard désapprobateur de Brian, resté assis à table, qui doit être inquiet pour moi et mécontent de la manière dont je me conduis.
Je me retrouve en présence de l'homme censeur. Il m'impressionne. Il a l'air très sévère. Il me parle - je ne me souviens plus de ses paroles, mais ce sont des remontrances et l'annonce qu'une punition m'attend. Je décide d'affronter la chose vaillamment, et de ne pas montrer ma peur, ni la souffrance qui risque de m'être infligée.Nous marchons tous deux, l'homme censeur et moi, dans un jardin. Nous montons des escaliers dans ce jardin, et l'homme qui marche à ma droite tient dans la main un panier à salade en métal grillagé dont il m'administre des coups répétés sur les fesses. Ça ne me fait pas mal du tout, et je suis très déçue de ne ressentir aucune douleur tandis que je m'étais préparée à supporter stoïquement une rude punition (ma réaction m'étonne et m'amuse ; je pense : "ainsi, j'aurais préféré avoir mal !"). Il y a des gens qui se promènent dans le jardin, certains gravissent derrière nous l'escalier. Ils voient sans doute de quelle manière je me fais frapper le derrière par l'homme qui me punit, j'en ai honte et je dis à l'homme : "-ah, je comprends : vous me punissez par l'humiliation". L'homme me répond très froidement : "non". Apparemment, je n'ai rien compris à sa leçon.
Il y a un chat, qui se promène de pièce en pièce. Le trou de son cul est anormalement béant. Puis la distorsion n'est plus la même : le chat me fait face et c'est son flanc qui est ouvert et béant mais ça n'est pas une plaie. Il a comme une poche de kangourou sur le ventre, et je distingue un objet dedans Je suis un peu étonnée que le chat puisse trouver un quelconque intérêt à cet objet proprement humain, mais je dis quand même d'un ton joyeux qui cache mon inquiétude (je crois qu'il y a quelqu'un à mes côtés) : "-Tiens, il s'est fabriqué une poche pour y cacher des choses !".
martedì 25 maggio 2010
8-9 juillet 2005 ( écrit en se réveillant)
_on (qui?) m'a donné une matière rose, un peu élastique - proche de la texture et de la couleur des bonbons chinois "osties". Je la sépare en plusieurs barres ; dans l'une, l'approchant de mon oreille gauche, j'entends les bruits caractéristiques que j'aime de la nature en Haute-Savoie ; dans l'autre en même temps, l'approchant de mon oreille droite, la voix d'un être cher (qui?) s'adresse à moi. La personne qui m'a donné cette matière molle à nostalgie l'a fait avec malignité. Je suis bouleversée, veux faire d'autres choses avec ces "téléphones" improvisés, notamment savoir ce que je peux entendre dans les deux autres mais Sara m'appelle pour le dîner, agacée, impatientée, les parents eux ne disent rien. Je suis dans un lieu comme extérieur, mais pas vraiment au-dehors, eux sont dans un lieu comme intérieur : une vitre, des vitres nous séparent.
Cet appel de Sara et, "sous le signe du faucon pélerin" - (phrase sortie de ma bouche au réveil )
domenica 23 maggio 2010
13 mai 2010 (écrit pendant l'heure suivant le réveil)
_Le sol balayé. Le sol est poussiéreux, des miettes et des cendres. Je prends le balai, la pelle. Au premier passage du balai sur le sol, la crasse vient, mais je m'aperçois que la peinture du sol vient également, comme si elle était poussière. Plus le balai passe, moins il y a de peinture, le sol se retrouve blanc - il était rouge. C'est maintenant le lino sur lequel reposait la peinture qui commence à s'effilocher sous les coups de balai. Mes coups de balai sont de plus en plus rapides, de plus en plus féroces. Apparaissent maintenant les planches de bois qui supportaient la poussière, la peinture et le lino. Les fibres du bois volent en éclats, s'effritent davantage à chaque frottement de ce balai à la pilosité sûrement au-dessus de la moyenne.
Il n'y a plus de sol, je frotte avec mon balai, désappointé et suspendu dans les airs.
Il n'y a plus de sol, je frotte avec mon balai, désappointé et suspendu dans les airs.
23 mai 2010 (écrit dans la matinée)
_Foule au musée.
-
On dîne, on est nombreux.
-
Mes dents sont pourries, je les montre à des amis, il y en a deux devant qui sont très atteintes. Le blanc est devenu translucide et c'est brun-gris en-dessous. Elles se confondent. J'ai trop attendu pour appeler le dentiste.
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On dîne, on est nombreux.
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Mes dents sont pourries, je les montre à des amis, il y en a deux devant qui sont très atteintes. Le blanc est devenu translucide et c'est brun-gris en-dessous. Elles se confondent. J'ai trop attendu pour appeler le dentiste.
22 mai 2010 (écrit au réveil)
_Je fais partie d'une famille qui dort dans des lits à l'entrée d'un champ, un très grand lit pour la mère et ses grandes filles, des petits lits pour les nouveaux-nés (pas de père ?). Une clôture en fil de fer peut être manipulée depuis le haut du lit car nous contrôlons l'accès au champ.
Nous montons un film, une sœur et moi, interprétons les quatre saisons avec des bâtons à percussion et des flûtes. D'autres prises sont visibles sur la caméra, me renvoyant à d'autres moments dont je me souviens.
Une nouvelle belle-sœur, chez mes grands-parents, nous présente ses enfants. Je la connaissais déjà avant qu'elle devienne belle-soeur. Nous sortons jouer dehors sur une colline dans les herbes hautes, avec des chiens et quelques peaux de bêtes éparses au sol, jusqu'à ce que la belle-soeur s'en aille avec une grosse voiture militaire, bâchée en kaki.
A une fête, autour d'une table, je discute avec Clara et son amie, et pense faire un mot d'esprit en leur disant qu'elles sont ou qu'il s'agit d'être "féminaines", ce qui les fait rire de bon coeur.
Nous montons un film, une sœur et moi, interprétons les quatre saisons avec des bâtons à percussion et des flûtes. D'autres prises sont visibles sur la caméra, me renvoyant à d'autres moments dont je me souviens.
Une nouvelle belle-sœur, chez mes grands-parents, nous présente ses enfants. Je la connaissais déjà avant qu'elle devienne belle-soeur. Nous sortons jouer dehors sur une colline dans les herbes hautes, avec des chiens et quelques peaux de bêtes éparses au sol, jusqu'à ce que la belle-soeur s'en aille avec une grosse voiture militaire, bâchée en kaki.
A une fête, autour d'une table, je discute avec Clara et son amie, et pense faire un mot d'esprit en leur disant qu'elles sont ou qu'il s'agit d'être "féminaines", ce qui les fait rire de bon coeur.
giovedì 20 maggio 2010
19-20 mai 2010 (écrit en fin de matinée)
_Grabriel Yacoub et Jean-François Pauvros sont en fait une seule et même personne.
lunedì 17 maggio 2010
mai 2010 (écrit au réveil)
_Je marche sur un sol couvert de tesson de verre. J'ai pleins de ces morceaux sous mes pieds, au début très douloureux puis la douleurs disparait.
15-16 mai 2010 (écrit le lendemain soir)
_Au loin des cris d'oiseaux. Puis il est tout près mais qu'est-ce donc ? Il est - il n'y en a qu'un - une corneille de loin de près il a une tête de hibou et il fait "coucou coucou".
12-13 mai 2010 (écrit le matin)
_On va déplier le rouleau dans la rue. Il y a Jean Mathon qui est venu à Paris pour le week-end. Comme c'est aussi le week-end lors duquel Meril organise son festival de poésie à Montreuil, on l'invite. On est dans la petite rue juste à côté près de l'épicier qui vient nous voir aussi. Belli a emmené aussi ses fenêtres et puis on a pris des branches de marronnier, quelques une pour faire je ne sais quoi. Le rouleau est déplié. Au bout d'un temps, il y a un balisage effectué autour de nous et nous rigolons car les gendarmes nous ont assimilé à des manifestants, ou du moins ont appliqué la loi en vigueur pour les manifestations dans l'espace public.
12-13 mai 2010 (écrit le matin)
_Elle se lève et alors qu'elle est debout tombe très lentement en arrière. Derrière elle il y a une commode mais elle ne s'en préoccupe pas. Puis son corps se redresse (il reste tout droit). Il n'y a aucun bruit et pourtant à un moment elle tombe vers la droite très lentement encore. Je vais vers elle assez lentement. Je crois qu'il y a d'autres personnes autour de la table mais je suis la seule à me lever, assez lentement, et à voir qu'une large fente s'est ouverte derrière sa tête et le sang s'est répandu dans les cheveux et sur la surface du cuir chevelu. Et il s'est mêlé aux cheveux. Je crois qu'ensuite j'enlève le sang avec un coton, très lentement. Ses yeux sont ouverts, le regard net.
venerdì 14 maggio 2010
13-14 mai 2010 (???)
_Dans une ville très urbaine et très chaude, où je dois prendre un vieux tram branlant pour monter et descendre de l’internat où je suis logée. Une vieille dame vend les tickets dans une petite cabane de bois sombre ; c’est elle qui dirige les tram depuis sa cabane en hauteur.
Beaucoup de vitrines ont été brisées ces derniers-jours, des arrêts de car, tout ce qui se casse facilement.
Je vais au musée. Un lieu très clair, un palais en marbre blanc ouvert sur un jardin et un cour d’eau. Je m’attarde longuement devant des terres cuites sculptées de la renaissance, des della Robbia, ou des Filippino Lippi. Un très grand bas-relief avec la Vierge, saint Jérôme et son lion, et d’autres saints sous un arc voûté avec des caissons ; les visages sont d’une finesse angélique qui me suspend complètement à eux. D’autres œuvres sont là. Je descends le petit escalier qui sort vers la terrasse et le jardin, l’escalier finit dans l’eau et sur ses rampes sont posées deux sculptures de personnages énormes que j’attribue au même auteur bien qu’elles m’évoquent des silhouettes de façades de temples hindous mais nues, sans ornements, très amples, élongées et fines : des enfants embrassés à la rampes et un autre personnages seul tout en long.
Mais des types posent des explosifs dans le musée juste après que je sois partie ; ils explosent précisément les terres cuites. Je suis triste et en colère mais embarrassée parce que je ne peux pas le dire, parce que mon ami Yann fait partie des types en question, que je trouve aussi leur colère justifiée et que j’aurais honte de soutenir jusqu’au bout le bien fondé des musées. Ils parlent un moment assis sur les marches à fumer des clopes.
On rentre ensemble acheter un gâteau précis pour leur faire goûter, là où je vais tout le temps le prendre, mais Yann est seul à rentrer : il est plein de coc, dis violemment à la dame, la vieille dame du tram, de se dépêcher de servir et ne fait pas attention au goût. Nous tentons de remonter à pied les rails du tram, ce qui me fait assez peur : des pièces de fer glissent sur les fils électriques comme des jougs de bœufs qui pourraient débouler sur nous à toute vitesse, mais on les évite.
Beaucoup de vitrines ont été brisées ces derniers-jours, des arrêts de car, tout ce qui se casse facilement.
Je vais au musée. Un lieu très clair, un palais en marbre blanc ouvert sur un jardin et un cour d’eau. Je m’attarde longuement devant des terres cuites sculptées de la renaissance, des della Robbia, ou des Filippino Lippi. Un très grand bas-relief avec la Vierge, saint Jérôme et son lion, et d’autres saints sous un arc voûté avec des caissons ; les visages sont d’une finesse angélique qui me suspend complètement à eux. D’autres œuvres sont là. Je descends le petit escalier qui sort vers la terrasse et le jardin, l’escalier finit dans l’eau et sur ses rampes sont posées deux sculptures de personnages énormes que j’attribue au même auteur bien qu’elles m’évoquent des silhouettes de façades de temples hindous mais nues, sans ornements, très amples, élongées et fines : des enfants embrassés à la rampes et un autre personnages seul tout en long.
Mais des types posent des explosifs dans le musée juste après que je sois partie ; ils explosent précisément les terres cuites. Je suis triste et en colère mais embarrassée parce que je ne peux pas le dire, parce que mon ami Yann fait partie des types en question, que je trouve aussi leur colère justifiée et que j’aurais honte de soutenir jusqu’au bout le bien fondé des musées. Ils parlent un moment assis sur les marches à fumer des clopes.
On rentre ensemble acheter un gâteau précis pour leur faire goûter, là où je vais tout le temps le prendre, mais Yann est seul à rentrer : il est plein de coc, dis violemment à la dame, la vieille dame du tram, de se dépêcher de servir et ne fait pas attention au goût. Nous tentons de remonter à pied les rails du tram, ce qui me fait assez peur : des pièces de fer glissent sur les fils électriques comme des jougs de bœufs qui pourraient débouler sur nous à toute vitesse, mais on les évite.
giovedì 13 maggio 2010
8-9 mai 2010 (écrit au réveil)
_"On arrive avec des fleurs et quand on repart on est malade."
(écrit quatre jours plus tard)
Le vendeur me présente toute sortes d'inventions utiles à la randonnée. Il mime les objets avec ses bras. Nous ne sommes pas intéressés par ce qu'il nous propose, nous ne pratiquons pas la randonnée comme il semble l'envisager. Prune cherche à le lui expliquer, elle lui dit : "On arrive avec des fleurs et quand on repart on est malade". Le vendeur comprend tout de suite. Il nous propose des jambières articulées en plastique dur pour maintenir les cuisses et les hanches ensemble. Ça a l'air plutôt intéressant.
(écrit quatre jours plus tard)
Le vendeur me présente toute sortes d'inventions utiles à la randonnée. Il mime les objets avec ses bras. Nous ne sommes pas intéressés par ce qu'il nous propose, nous ne pratiquons pas la randonnée comme il semble l'envisager. Prune cherche à le lui expliquer, elle lui dit : "On arrive avec des fleurs et quand on repart on est malade". Le vendeur comprend tout de suite. Il nous propose des jambières articulées en plastique dur pour maintenir les cuisses et les hanches ensemble. Ça a l'air plutôt intéressant.
12-13 mai 2010 (écrit dans la journée)
_Un jeune samouraï est couché, mort, au milieu d'un champ de bataille déserté. Il y a des centaines d'autres samouraïs morts autour de lui. Un de ces amis se relève, a mon avis il est juste tombé de son cheval puis est resté là, ayant perdu conscience. Il cherche son comparse au milieu des cadavres ; il l'appelle. Doucement le jeune samouraï se réveille, pourtant il a l'air terriblement atteint par des blessures mortelles. En fait il est pas si blessé que ça, et puis d'ailleurs personne n'est vraiment blessé. Tous les samouraïs se réveillent, lentement, et ils s'en vont.
mercoledì 12 maggio 2010
10-11 mai 2010 (écrit au réveil)
_C'est à l'école il se fait encore pincer, on le met en pension les maîtresses signent une à une alors que nous sommes assis mon frère et moi dans le car, elles se baissent au milieu du car dans l'allée pour signer la feuille qui va l'envoyer en pension. Et comme elles s'appliquent bien à tracer avec des stylos différents signes sur la fiche d'évaluation, à repasser en rouge
mon frère récidive dans des enclos où nous nous promenions, quand on voit un type faire des altères devant un groupe de gamins ébahis. Lui soudain affolé, court pour lui crier très fort d'une voix stridente de petit garçon qu'il n'est qu'un macho. Le type s'énerve ; peut-être que j'ai essayé de rattraper le coup? Le lendemain on voit qu'il a porté plainte et on vient chercher mon frère.
je me promène à Venise avec lui ; il y a plein de gens assis à des terrasses de café qui nous observent en silence. Ça pourrait être à la punta della Dogana mais il y a aussi le pont de l'Academia. Quelques bâtiments apparaissent à l'horizon et retiennent notre attention en ce que l'horizon est particulièrement clair et qu'on ne les voit pas d'habitude. Je prend des photos, zoom mais une chape de brume apparaît brusquementqui bouche l'horizon et nous immerge peu à peu dans un gris humide qui résume notre champ de vision.
au restaurant à une table ronde avec ma famille et un inconnu qui s'est assis là parce qu'il n'y avait sûrement pas de place ailleurs mon frère dit une pique sur les artistes qui fait pouffer de rire l'inconnu et gêne un peu mes parents.
la peéparation d'un repas pour des invités (présents dans le salon) qui n'en finit pas, s'enlise, dans la cuisine avec ma mère. Des purées rouges, oranges, verts supperposées dans un moule. Mon père et son ami sont tellement fatigués d'attendre qu'ils viennent s'injecter de l'énergisant avec une seringue.
je me promène à Venise avec lui ; il y a plein de gens assis à des terrasses de café qui nous observent en silence. Ça pourrait être à la punta della Dogana mais il y a aussi le pont de l'Academia. Quelques bâtiments apparaissent à l'horizon et retiennent notre attention en ce que l'horizon est particulièrement clair et qu'on ne les voit pas d'habitude. Je prend des photos, zoom mais une chape de brume apparaît brusquementqui bouche l'horizon et nous immerge peu à peu dans un gris humide qui résume notre champ de vision.
au restaurant à une table ronde avec ma famille et un inconnu qui s'est assis là parce qu'il n'y avait sûrement pas de place ailleurs mon frère dit une pique sur les artistes qui fait pouffer de rire l'inconnu et gêne un peu mes parents.
la peéparation d'un repas pour des invités (présents dans le salon) qui n'en finit pas, s'enlise, dans la cuisine avec ma mère. Des purées rouges, oranges, verts supperposées dans un moule. Mon père et son ami sont tellement fatigués d'attendre qu'ils viennent s'injecter de l'énergisant avec une seringue.
martedì 11 maggio 2010
9 mai 2010 (écrit au réveil)
_Je suis dans une maison de campagne plus ou moins québécoise, pendant un genre de fête. C'est à la fois la nuit et l'après-midi. Je parle d'un film aux gens. J'essaye de défendre ce film mais je sens une désapprobation silencieuse. Personne dans cette fête n'est intéressé par le film que j'aime. Parfois quelques personnes argumentent, mais on ne veut pas de dispute. On veut surtout être amis. C'est une fête. Je me dis qu'il ne faut trop prendre la tête des gens avec ce film que j'aime. Ce n'est qu'un film. Mais ça m'emmerde. J'aime parler de ce film et personne à qui en parler. Je viens d'arriver de quelque part, de loin. Je sais où je dois dormir, dans un champ, avec mon duvet. Je vais prendre une douche, mais la douche est en plein millieu de la cuisine en plein milieu de la fête. La cuisine est marron, briquette. Je suis gêné de me déshabiller devant tout le monde mais je fini par m'apercevoir que ce n'est pas la peine. C'est un peu comme des douches dans un camping. Je me réveille au moment au l'eau commence à couler.
lunedì 10 maggio 2010
9-10 mai 2010 (écrit au lever)
_Alors que je ris, on me dit : "tu as les dents toutes noires", on commence à gratter avec les ongles mais ça ne part pas. Puis à l'aide d'un cure-dent que l'on trempe dans l'eau pour le courber, on fabrique un petit racloir. On l'a coupé aussi dans le sens de la longueur pour qu'il soit raclant justement. Mais il est un peu large et touche les gencives, ce qui n'est pas très agréable. Alors on le taille à la largeur d'une dent (la plus petite pour qu'il puisse servir pour toutes). Notre racloir est maintenant opérationnel. Nous raclons une à une les dents et d'un coup on s'arrête. "C'était joli les dents noires, plus que les dents blanches". Et puis tout le monde rit.
6-7 mai 2010 (écrit pendant la nuit)
_(écrire au petit matin). Ce qui se trame la nuit ? Re: Bien le bonjour
3-4 mai 2010 (écrit au petit matin)
_on ne peut pas vivre tout le temps avec un coeur dans les bras me répète plusieurs fois ma maman qui me console il faut le laisser tranquille
3-4 février 2010 (écrit au petit matin)
_je décide d'aller me baigner. il y a de l'eau juste en sortant, à gauche d'un pan incliné en béton. je connais très bien cet endroit. plus je me rapproche du côté haut, moins c'est profond. à l'inverse, plus je me rapproche du côté bas, plus c'est profond ; l'eau est mêlée aux graviers et cela est très agréable sur la peau. des voitures passent de temps en temps sur le pan incliné. lorsque l'eau est à la hauteur de mes mains je lui tape dessus pour chercher des sons, lorsqu'elle est à la hauteur de mes épaules je nage. l'eau semble être en équilibre sur un pivot central. son niveau change selon l'endroit auquel je me trouve. il y a des ouvriers qui me regardent, plantés en haut. à un moment ils m'adressent la parole
9-10 mai 2010 (écrit dans la matinée)
_Il y a mes affaires entreposée dans la barque mise à sec sur le quai. Je les regarde depuis le pont qui surplombe ce dernier. Un homme traîne par là, je me demande ce qu'il fait. La pénombre me permet de le voir encore suffisamment bien. Le soleil n'est pas tout à fait couché. Je le vois s'approcher de mes deux bagages, puis il s'assoit sur le bord de la barque et observe la mer. Peu après il s'éloigne. Vient une seconde personne, qui elle monte dans la barque. Elle se met à fouiller dans mes affaires. Je l'observe, évaluant la distance qu'il y a entre moi et mes affaires et essayant d'imaginer si elle parviendraient à amortir ma chute. Je pense un moment lui sauter sur la tête puis me décourage. Je cours vers l'escalier qui mène jusqu'au quai. Mais une foi en bas mes affaires ont disparues. Un papier rose est posé à leur place. On entend quelqu'un courir au loin. Je remonte, dépité, arguant à Belli que mes sacs étaient bien trop lourd pour pouvoir courir avec... Belli me regarde avec un air condescendant. Je vais ramasser le papier rose pour le lire. Je le déplie. Il y est dit que je suis engagé ; c'est un genre de contrat - je n'ai pourtant rien demander à personne. J'ai beau y réfléchir, je ne parviens à me faire aucune idée d'où provient ce message. Trois missions y sont expliquées, selon le contrat je suis tenu de les accomplir. On me surveille. Je crois comprendre que l'issue de cette affaire sera la mort.
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