mercoledì 22 dicembre 2010

9 septembre 2010 (écrit le lendemain matin)

Dans des tas de sacs j'avais fourré des tas de choses, dans plusieurs sacs, si bien que les tas de choses débordaient. Tant bien que mal, j'essayais de vous suivre avec tout ça à la poupe, et vous marchiez au pas de courses. Des sacs de toutes parts tombaient éparses des vinyls, des livres, des jupes et des pulls. Je les ramassais tant bien que mal au fur et à mesure. Nous traversions toutes sortes de sas. Parfois, on riait tous ou moi. Nous empruntions les passages cloutés, aux feux rouges, je peux m'y prendre. Nous suivions des couloirs, des corridors. Je devais aussi trouver très vite des papiers administratifs lorsqu'on me les demandait, une si courte formule mettait l'embarras. Il fallait déballer. Ou bien les choses s'éventraient d'elles-mêmes sur les tapis roulants. Encore faudrait-il avoir compté ces tas de sacs.

1928 (?)

Je vis en rêve un terrain désert. C'était la place du marché de Weimar. On y faisait des fouilles. Moi aussi je grattai un petit peu dans le sable. Surgit alors la pointe d'un clocher. Ravi je songeai : un sanctuaire mexicain de l'époque préanimiste, l'Anaquivitzli. Je me réveillai en riant.

12-13 septembre 2010 (écrit au tout petit matin)

Tu étais assis sur une chaise. Je venais te voir ; arrivant de derrière je ne vois que tes cheveux et ton bras sur le genou. Lorsque je vois ton visage, tu as les yeux ouverts et la bouche ouverte. Entre tes lèvres il y a un scarabé, non une abeille, je ne sais pas, un scarabeille. Je l'attrape par la queue et tire mais il est accroché. Je tire encore mais il s'enfonce de plus en plus profondément tout vers le fond de la bouche. Il m'échappe des doigts, je le reprend, il m'échappe encore, etc.

14 janvier 1959 (?)

Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais dans une sorte de parc d'attractions comme le Coney Island que l'on voit dans les films américains. Un monsieur très aimable m'offrait un sucre d'orge mais la friandise était si grosse que j'avais beaucoup de mal à la mettre dans ma bouche et à la sucer.

juillet 2010 (écrit le lendemain matin)

Nous tapons avec des bâtons par terre ? Peut-être les voisins. On fait beaucoup de bruit, et parfois on crie. On fourmille. Le hangar ressemblait à Breuillet et il se trouvait un peu en contrebas comme le local de Saint Martin.
Très soudainement, une horde de petits chevaliers gendarmes (ils ont des casques ou un truc sur la tête) arrivent en courant du haut de la colline. Je crois qu'ils ont des bâtons aussi. Ils sont loins et petits.
Alors tout le monde se met à courir aussi. Il faut traverser un petit cours d'eau. Je me baigne. Tous mettent leur bâton de part et d'autre de l'eau pour traverser. Après, je cours à côté des gendarmes qui sont aussi gros que moi maintenant.