Je suis dans un petit avion à peu de hauteur du sol avec Adrien, j'ai le vertige, je m'agrippe et j'attends que ça passe, c'est interminable. Nous sommes à l'air libre comme dans un télésiège. J'attends que ça passe, j'essaie d'être stoique considérant que c'est foutu, on va tomber. Les copains sont aussi dans de petits avions, nous voyageons ensemble, je le sais, je ne les vois pas. Nous passons près d'un tunnel de bois, une sorte de cabane très longue. C'est très beau, c'est un passage que les gens d'ici ont construit. Toujours en volant nous nous dirigeons vers la ville.
Nous sommes dans une sorte de bar- restaurant à balustrade, Arthur entreprend de préparer des spaghetti bolognese avec des choses piquées ici - c'est un endroit que nous n'aimons pas trop. Nous sommes seuls mais il faut faire vite, nous avions tout juste le temps de boire un coup, il faut redécoller d'ici très peu de temps et encore la ville à traverser pour retrouver les avions, sachant que nous devons nous faufiler, être discrets. Arthur coupe précautionneusement des feuilles de pâte à lasagne pour en faire des pâtes longues et il met la viande et les tomates à cuire. Je m'impatiente, le plat sera long à faire et nous devons nous dépêcher. Adrien en convient.