venerdì 4 giugno 2010

30-31 mai 2010 (écrit le lendemain après-midi)

_Je suis attablée en compagnie de nombreuses personnes. J'en connais certaines, le plus grand nombre d'entre elles m'est inconnu. Il me semble pourtant que je ne suis pas là par hasard, mais la situation m'échappe. La table est très longue, elle a la forme d'un L et je me trouve installée dans le coude du L. Nous mangeons des pizzas. J'ai droit à une petite part de pizza. Puis d'autres pizzas sont servies, mais cette fois je n'ai pas le temps d'en prendre une part dans mon assiette, car tout le monde tend le bras pour s'en emparer avant que j'aie pu faire de même. Je marmonne de dépit, alors plusieurs voix s'élèvent : "Elle n'a pas eu à manger !" comme pour réclamer à ma place, mais sans succès.
Le repas se poursuit. Il y a un homme debout, qui arpente la salle comme pour surveiller le bon déroulement du repas. Il ressemble un peu à un Espagnol ou à un dompteur de fauves tel qu'on se les imagine dans une compagnie de cirque. Il est accompagné de sous-fifres, de jeunes gens qui sont en quelque sorte ses assistants. Je n'y prête pas tellement garde, et ne m'en inquiète pas. Je traite la situation avec une certaine désinvolture, et ne cherche pas à en comprendre les règles pour m'y conformer - pourtant je prends assez nettement conscience qu'il serait important de le faire si je ne veux pas avoir d'ennuis : chacun s'y applique consciencieusement. Je fais un geste, ou ai une parole que je crois être anodine, mais que le surveillant-censeur repère immédiatement. Brian est là, et me jette un regard réprobateur, et sans comprendre pourquoi, je suis soudain convaincue qu'effectivement je me suis mal conduite. Un des sous-fifres, une jeune fille ou un jeune garçon? s'approche de moi et m'annonce de façon plutôt solennelle que l'homme qui surveille (qui n'est plus dans la salle à ce moment-là) m'attend. La situation prend un tour grave et sérieux. Je comprends qu'il veut me punir, et je commence à avoir un peu peur. Je me lève à la suite du jeune sous-fifre, et le suit en passant par le peu de place qui reste entre deux rangées de gens attablés (il y a deux tables à présent, la disposition de la pièce a changé) d'un pas décidé et plein de colère malgré mon inquiétude quant au sort qui m'attend. Dans mon dos, je devine le regard désapprobateur de Brian, resté assis à table, qui doit être inquiet pour moi et mécontent de la manière dont je me conduis.
Je me retrouve en présence de l'homme censeur. Il m'impressionne. Il a l'air très sévère. Il me parle - je ne me souviens plus de ses paroles, mais ce sont des remontrances et l'annonce qu'une punition m'attend. Je décide d'affronter la chose vaillamment, et de ne pas montrer ma peur, ni la souffrance qui risque de m'être infligée.Nous marchons tous deux, l'homme censeur et moi, dans un jardin. Nous montons des escaliers dans ce jardin, et l'homme qui marche à ma droite tient dans la main un panier à salade en métal grillagé dont il m'administre des coups répétés sur les fesses. Ça ne me fait pas mal du tout, et je suis très déçue de ne ressentir aucune douleur tandis que je m'étais préparée à supporter stoïquement une rude punition (ma réaction m'étonne et m'amuse ; je pense : "ainsi, j'aurais préféré avoir mal !"). Il y a des gens qui se promènent dans le jardin, certains gravissent derrière nous l'escalier. Ils voient sans doute de quelle manière je me fais frapper le derrière par l'homme qui me punit, j'en ai honte et je dis à l'homme : "-ah, je comprends : vous me punissez par l'humiliation". L'homme me répond très froidement : "non". Apparemment, je n'ai rien compris à sa leçon.
Il y a un chat, qui se promène de pièce en pièce. Le trou de son cul est anormalement béant. Puis la distorsion n'est plus la même : le chat me fait face et c'est son flanc qui est ouvert et béant mais ça n'est pas une plaie. Il a comme une poche de kangourou sur le ventre, et je distingue un objet dedans Je suis un peu étonnée que le chat puisse trouver un quelconque intérêt à cet objet proprement humain, mais je dis quand même d'un ton joyeux qui cache mon inquiétude (je crois qu'il y a quelqu'un à mes côtés) : "-Tiens, il s'est fabriqué une poche pour y cacher des choses !".