martedì 25 maggio 2010

8-9 juillet 2005 ( écrit en se réveillant)

_on (qui?) m'a donné une matière rose, un peu élastique - proche de la texture et de la couleur des bonbons chinois "osties". Je la sépare en plusieurs barres ; dans l'une, l'approchant de mon oreille gauche, j'entends les bruits caractéristiques que j'aime de la nature en Haute-Savoie ; dans l'autre en même temps, l'approchant de mon oreille droite, la voix d'un être cher (qui?) s'adresse à moi. La personne qui m'a donné cette matière molle à nostalgie l'a fait avec malignité. Je suis bouleversée, veux faire d'autres choses avec ces "téléphones" improvisés, notamment savoir ce que je peux entendre dans les deux autres mais Sara m'appelle pour le dîner, agacée, impatientée, les parents eux ne disent rien. Je suis dans un lieu comme extérieur, mais pas vraiment au-dehors, eux sont dans un lieu comme intérieur : une vitre, des vitres nous séparent.
Cet appel de Sara et, "sous le signe du faucon pélerin" - (phrase sortie de ma bouche au réveil )

domenica 23 maggio 2010

13 mai 2010 (écrit pendant l'heure suivant le réveil)

_Le sol balayé. Le sol est poussiéreux, des miettes et des cendres. Je prends le balai, la pelle. Au premier passage du balai sur le sol, la crasse vient, mais je m'aperçois que la peinture du sol vient également, comme si elle était poussière. Plus le balai passe, moins il y a de peinture, le sol se retrouve blanc - il était rouge. C'est maintenant le lino sur lequel reposait la peinture qui commence à s'effilocher sous les coups de balai. Mes coups de balai sont de plus en plus rapides, de plus en plus féroces. Apparaissent maintenant les planches de bois qui supportaient la poussière, la peinture et le lino. Les fibres du bois volent en éclats, s'effritent davantage à chaque frottement de ce balai à la pilosité sûrement au-dessus de la moyenne.
Il n'y a plus de sol, je frotte avec mon balai, désappointé et suspendu dans les airs.

23 mai 2010 (écrit dans la matinée)

_Foule au musée.
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On dîne, on est nombreux.
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Mes dents sont pourries, je les montre à des amis, il y en a deux devant qui sont très atteintes. Le blanc est devenu translucide et c'est brun-gris en-dessous. Elles se confondent. J'ai trop attendu pour appeler le dentiste.

22 mai 2010 (écrit au réveil)

_Je fais partie d'une famille qui dort dans des lits à l'entrée d'un champ, un très grand lit pour la mère et ses grandes filles, des petits lits pour les nouveaux-nés (pas de père ?). Une clôture en fil de fer peut être manipulée depuis le haut du lit car nous contrôlons l'accès au champ.
Nous montons un film, une sœur et moi, interprétons les quatre saisons avec des bâtons à percussion et des flûtes. D'autres prises sont visibles sur la caméra, me renvoyant à d'autres moments dont je me souviens.
Une nouvelle belle-sœur, chez mes grands-parents, nous présente ses enfants. Je la connaissais déjà avant qu'elle devienne belle-soeur. Nous sortons jouer dehors sur une colline dans les herbes hautes, avec des chiens et quelques peaux de bêtes éparses au sol, jusqu'à ce que la belle-soeur s'en aille avec une grosse voiture militaire, bâchée en kaki.
A une fête, autour d'une table, je discute avec Clara et son amie, et pense faire un mot d'esprit en leur disant qu'elles sont ou qu'il s'agit d'être "féminaines", ce qui les fait rire de bon coeur.

giovedì 20 maggio 2010

19-20 mai 2010 (écrit en fin de matinée)

_Grabriel Yacoub et Jean-François Pauvros sont en fait une seule et même personne.

lunedì 17 maggio 2010

mai 2010 (écrit au réveil)

_Je marche sur un sol couvert de tesson de verre. J'ai pleins de ces morceaux sous mes pieds, au début très douloureux puis la douleurs disparait.

15-16 mai 2010 (écrit le lendemain soir)

_Au loin des cris d'oiseaux. Puis il est tout près mais qu'est-ce donc ? Il est - il n'y en a qu'un - une corneille de loin de près il a une tête de hibou et il fait "coucou coucou".

12-13 mai 2010 (écrit le matin)

_On va déplier le rouleau dans la rue. Il y a Jean Mathon qui est venu à Paris pour le week-end. Comme c'est aussi le week-end lors duquel Meril organise son festival de poésie à Montreuil, on l'invite. On est dans la petite rue juste à côté près de l'épicier qui vient nous voir aussi. Belli a emmené aussi ses fenêtres et puis on a pris des branches de marronnier, quelques une pour faire je ne sais quoi. Le rouleau est déplié. Au bout d'un temps, il y a un balisage effectué autour de nous et nous rigolons car les gendarmes nous ont assimilé à des manifestants, ou du moins ont appliqué la loi en vigueur pour les manifestations dans l'espace public.

12-13 mai 2010 (écrit le matin)

_Elle se lève et alors qu'elle est debout tombe très lentement en arrière. Derrière elle il y a une commode mais elle ne s'en préoccupe pas. Puis son corps se redresse (il reste tout droit). Il n'y a aucun bruit et pourtant à un moment elle tombe vers la droite très lentement encore. Je vais vers elle assez lentement. Je crois qu'il y a d'autres personnes autour de la table mais je suis la seule à me lever, assez lentement, et à voir qu'une large fente s'est ouverte derrière sa tête et le sang s'est répandu dans les cheveux et sur la surface du cuir chevelu. Et il s'est mêlé aux cheveux. Je crois qu'ensuite j'enlève le sang avec un coton, très lentement. Ses yeux sont ouverts, le regard net.

venerdì 14 maggio 2010

13-14 mai 2010 (???)

_Dans une ville très urbaine et très chaude, où je dois prendre un vieux tram branlant pour monter et descendre de l’internat où je suis logée. Une vieille dame vend les tickets dans une petite cabane de bois sombre ; c’est elle qui dirige les tram depuis sa cabane en hauteur.
Beaucoup de vitrines ont été brisées ces derniers-jours, des arrêts de car, tout ce qui se casse facilement.
Je vais au musée. Un lieu très clair, un palais en marbre blanc ouvert sur un jardin et un cour d’eau. Je m’attarde longuement devant des terres cuites sculptées de la renaissance, des della Robbia, ou des Filippino Lippi. Un très grand bas-relief avec la Vierge, saint Jérôme et son lion, et d’autres saints sous un arc voûté avec des caissons ; les visages sont d’une finesse angélique qui me suspend complètement à eux. D’autres œuvres sont là. Je descends le petit escalier qui sort vers la terrasse et le jardin, l’escalier finit dans l’eau et sur ses rampes sont posées deux sculptures de personnages énormes que j’attribue au même auteur bien qu’elles m’évoquent des silhouettes de façades de temples hindous mais nues, sans ornements, très amples, élongées et fines : des enfants embrassés à la rampes et un autre personnages seul tout en long.
Mais des types posent des explosifs dans le musée juste après que je sois partie ; ils explosent précisément les terres cuites. Je suis triste et en colère mais embarrassée parce que je ne peux pas le dire, parce que mon ami Yann fait partie des types en question, que je trouve aussi leur colère justifiée et que j’aurais honte de soutenir jusqu’au bout le bien fondé des musées. Ils parlent un moment assis sur les marches à fumer des clopes.
On rentre ensemble acheter un gâteau précis pour leur faire goûter, là où je vais tout le temps le prendre, mais Yann est seul à rentrer : il est plein de coc, dis violemment à la dame, la vieille dame du tram, de se dépêcher de servir et ne fait pas attention au goût. Nous tentons de remonter à pied les rails du tram, ce qui me fait assez peur : des pièces de fer glissent sur les fils électriques comme des jougs de bœufs qui pourraient débouler sur nous à toute vitesse, mais on les évite.

giovedì 13 maggio 2010

8-9 mai 2010 (écrit au réveil)

_"On arrive avec des fleurs et quand on repart on est malade."
(écrit quatre jours plus tard)
Le vendeur me présente toute sortes d'inventions utiles à la randonnée. Il mime les objets avec ses bras. Nous ne sommes pas intéressés par ce qu'il nous propose, nous ne pratiquons pas la randonnée comme il semble l'envisager. Prune cherche à le lui expliquer, elle lui dit : "On arrive avec des fleurs et quand on repart on est malade". Le vendeur comprend tout de suite. Il nous propose des jambières articulées en plastique dur pour maintenir les cuisses et les hanches ensemble. Ça a l'air plutôt intéressant.

12-13 mai 2010 (écrit dans la journée)

_Un jeune samouraï est couché, mort, au milieu d'un champ de bataille déserté. Il y a des centaines d'autres samouraïs morts autour de lui. Un de ces amis se relève, a mon avis il est juste tombé de son cheval puis est resté là, ayant perdu conscience. Il cherche son comparse au milieu des cadavres ; il l'appelle. Doucement le jeune samouraï se réveille, pourtant il a l'air terriblement atteint par des blessures mortelles. En fait il est pas si blessé que ça, et puis d'ailleurs personne n'est vraiment blessé. Tous les samouraïs se réveillent, lentement, et ils s'en vont.

mercoledì 12 maggio 2010

10-11 mai 2010 (écrit au réveil)

_C'est à l'école il se fait encore pincer, on le met en pension les maîtresses signent une à une alors que nous sommes assis mon frère et moi dans le car, elles se baissent au milieu du car dans l'allée pour signer la feuille qui va l'envoyer en pension. Et comme elles s'appliquent bien à tracer avec des stylos différents signes sur la fiche d'évaluation, à repasser en rouge
mon frère récidive dans des enclos nous nous promenions, quand on voit un type faire des altères devant un groupe de gamins ébahis. Lui soudain affolé, court pour lui crier très fort d'une voix stridente de petit garçon qu'il n'est qu'un macho. Le type s'énerve ; peut-être que j'ai essayé de rattraper le coup? Le lendemain on voit qu'il a porté plainte et on vient chercher mon frère.
je me promène à Venise avec lui ; il y a plein de gens assis à des terrasses de café qui nous observent en silence. Ça pourrait être à la punta della Dogana mais il y a aussi le pont de l'Academia. Quelques bâtiments apparaissent à l'horizon et retiennent notre attention en ce que l'horizon est particulièrement clair et qu'on ne les voit pas d'habitude. Je prend des photos, zoom mais une chape de brume apparaît brusquementqui bouche l'horizon et nous immerge peu à peu dans un gris humide qui résume notre champ de vision.
au restaurant à une table ronde avec ma famille et un inconnu qui s'est assisparce qu'il n'y avait sûrement pas de place ailleurs mon frère dit une pique sur les artistes qui fait pouffer de rire l'inconnu et gêne un peu mes parents.
la peéparation d'un repas pour des invités (présents dans le salon) qui n'en finit pas, s'enlise, dans la cuisine avec ma mère. Des purées rouges, oranges, verts supperposées dans un moule. Mon père et son ami sont tellement fatigués d'attendre qu'ils viennent s'injecter de l'énergisant avec une seringue.

martedì 11 maggio 2010

9 mai 2010 (écrit au réveil)

_Je suis dans une maison de campagne plus ou moins québécoise, pendant un genre de fête. C'est à la fois la nuit et l'après-midi. Je parle d'un film aux gens. J'essaye de défendre ce film mais je sens une désapprobation silencieuse. Personne dans cette fête n'est intéressé par le film que j'aime. Parfois quelques personnes argumentent, mais on ne veut pas de dispute. On veut surtout être amis. C'est une fête. Je me dis qu'il ne faut trop prendre la tête des gens avec ce film que j'aime. Ce n'est qu'un film. Mais ça m'emmerde. J'aime parler de ce film et personne à qui en parler. Je viens d'arriver de quelque part, de loin. Je sais où je dois dormir, dans un champ, avec mon duvet. Je vais prendre une douche, mais la douche est en plein millieu de la cuisine en plein milieu de la fête. La cuisine est marron, briquette. Je suis gêné de me déshabiller devant tout le monde mais je fini par m'apercevoir que ce n'est pas la peine. C'est un peu comme des douches dans un camping. Je me réveille au moment au l'eau commence à couler.

lunedì 10 maggio 2010

9-10 mai 2010 (écrit au lever)

_Alors que je ris, on me dit : "tu as les dents toutes noires", on commence à gratter avec les ongles mais ça ne part pas. Puis à l'aide d'un cure-dent que l'on trempe dans l'eau pour le courber, on fabrique un petit racloir. On l'a coupé aussi dans le sens de la longueur pour qu'il soit raclant justement. Mais il est un peu large et touche les gencives, ce qui n'est pas très agréable. Alors on le taille à la largeur d'une dent (la plus petite pour qu'il puisse servir pour toutes). Notre racloir est maintenant opérationnel. Nous raclons une à une les dents et d'un coup on s'arrête. "C'était joli les dents noires, plus que les dents blanches". Et puis tout le monde rit.

6-7 mai 2010 (écrit pendant la nuit)

_(écrire au petit matin). Ce qui se trame la nuit ? Re: Bien le bonjour

3-4 mai 2010 (écrit au petit matin)

_on ne peut pas vivre tout le temps avec un coeur dans les bras me répète plusieurs fois ma maman qui me console il faut le laisser tranquille

3-4 février 2010 (écrit au petit matin)

_je décide d'aller me baigner. il y a de l'eau juste en sortant, à gauche d'un pan incliné en béton. je connais très bien cet endroit. plus je me rapproche du côté haut, moins c'est profond. à l'inverse, plus je me rapproche du côté bas, plus c'est profond ; l'eau est mêlée aux graviers et cela est très agréable sur la peau. des voitures passent de temps en temps sur le pan incliné. lorsque l'eau est à la hauteur de mes mains je lui tape dessus pour chercher des sons, lorsqu'elle est à la hauteur de mes épaules je nage. l'eau semble être en équilibre sur un pivot central. son niveau change selon l'endroit auquel je me trouve. il y a des ouvriers qui me regardent, plantés en haut. à un moment ils m'adressent la parole

9-10 mai 2010 (écrit dans la matinée)

_Il y a mes affaires entreposée dans la barque mise à sec sur le quai. Je les regarde depuis le pont qui surplombe ce dernier. Un homme traîne par là, je me demande ce qu'il fait. La pénombre me permet de le voir encore suffisamment bien. Le soleil n'est pas tout à fait couché. Je le vois s'approcher de mes deux bagages, puis il s'assoit sur le bord de la barque et observe la mer. Peu après il s'éloigne. Vient une seconde personne, qui elle monte dans la barque. Elle se met à fouiller dans mes affaires. Je l'observe, évaluant la distance qu'il y a entre moi et mes affaires et essayant d'imaginer si elle parviendraient à amortir ma chute. Je pense un moment lui sauter sur la tête puis me décourage. Je cours vers l'escalier qui mène jusqu'au quai. Mais une foi en bas mes affaires ont disparues. Un papier rose est posé à leur place. On entend quelqu'un courir au loin. Je remonte, dépité, arguant à Belli que mes sacs étaient bien trop lourd pour pouvoir courir avec... Belli me regarde avec un air condescendant. Je vais ramasser le papier rose pour le lire. Je le déplie. Il y est dit que je suis engagé ; c'est un genre de contrat - je n'ai pourtant rien demander à personne. J'ai beau y réfléchir, je ne parviens à me faire aucune idée d'où provient ce message. Trois missions y sont expliquées, selon le contrat je suis tenu de les accomplir. On me surveille. Je crois comprendre que l'issue de cette affaire sera la mort.

sabato 8 maggio 2010

23 février 2009 (écrit au réveil)

_Nadine dans la cave de cette maison où nous restons seuls, je descends la grande plante en pot, me demande pourquoi je fais ça. Il fait si sombre dans la cave. Mais Nadine est joyeuse, excitée comme une petite fille, elle exulte. Elle prend la plante et l'installe en hauteur près de la fenêtre-soupirail dont elle écarte le rideau et qui laisse filtrer une pâle lueur, elle la déroule en guirlande – et ces branches molles et longues sont exactement comme les guirlandes de noël argentées que l'on pose aux sapins.
Plus tard/ailleurs : nous sommes sorties, Nadine devant toujours, un peu comme si j'étais sa spectatrice. Dehors un paysage „naturel” comme fait pour le sport. A droite comme un terrain – ou une piscine – impression d'un lieu :

A gauche, plus en pente, quelques personnes disséminées
il y a partout des jeunes gens qui jouent ou discutent, deux grands-mères courent autour du bassin-terrain. Elles courent n'importe comment. Nadine s'élance malicieusement et fait un superbe sprint, puis elle court a petites foulées. Je veux la rattraper et elle s'enfuit en riant. Nous arrivons au bord de la rivière, elle s'y engage. Je veux la rejoindre. Entre elle et moi, dos à moi assis au bord de l'eau il y a un jeune homme qui pourrait être Gwénaël. Je n'ose pas entrer dans l'eau devant lui. Mais ce n'est pas Gwénaël sitôt qu'il n'est plus tout a fait de dos.

20 août 2008 (retenu pour le dessiner, écrit plus tard)

_Le lac, les deux brochets géants.
Image presque immobile, tête-bêche ils occupent tout le lac, elle et moi nous les regardons.

13 janvier 2010 (???)

_...le RER part, je m’installe devant pour regarder. Baptiste, Zoé et Anne marchent sur les rails devant, le train va doucement. Je suis inquiet, ils n’ont pas l’air de remarquer le train. Anne se prend un coup et disparaît sous le train, Zoé est à droite des rails elle semble sauvée, Baptiste connaît le même sort qu’Anne. Je les vois depuis l’arrière du train, Zoé a été assommée par le flanc du wagon, elle est déjà en train de se relever, Baptiste et Anne semblent avoir la tête explosée, il y a plein de sang. Je me demande comment l’horreur va faire réagir Zoé. Finalement Baptiste et Anne n’ont pris que de sacrés gros coups sur l’occiput, ce qui les a fait saigner ; mais ils se relèvent, un peu sonnés.

7-8 décembre 2008 (écrit pendant l'heure suivant le réveil)

_Nous sommes Belli et moi en réunion avec les animatrices « coup de pouce » dans un lit (qui ressemble au nôtre). L’une d’elle veut me faire l’amour. Sans pourtant rester indifférent à ses avances, je ne veux pas. Belli rigole de me voir dans une telle situation, puis se lève pour partir plus loin. Je veux la suivre. L’animatrice me retient, avec les dents, par mes poils de cul.

4-5 novembre 2008 (écrit dans la matinée)

_Philippe Descola est dans une petite salle de cours pour une conférence dédicace. Il a des habits très colorés et porte des décorations et des fétiches indiens qu’il triture. Un air très noble.

2006-7 (écrit au moins un an plus tard)

_Nous jouons dans des ruines avec des jeunes enfants. Ce sont des ruines gréco-romaines dans une plaine sauvage aux allures méditerranéennes. Un avion de chasse vole au dessus de nous. Il n’a rien à faire ici. C’est que nous sommes sur un territoire abandonné, il appartient aux femmes et hommes libres. L’avion éprouve des difficultés à voler il tombe. Au sol, nous allons vers lui pour clarifier cette histoire. Nous chassons les deux pilotes qui s’en vont marcher à travers les terres alentour. Une fois montés dans l’avion, celui-ci repart et nous reconduit tout droit d’où il vient. Nous arrivons près d’une colline où se trouve un tunnel. Des hommes en costume trois pièces nous accueillent. Nous sommes Florian, un homme lézard, Steven, un homme souris, Belli, une femme girafe et moi, un homme chèvre avec tous nos enfants. C’est une autre communauté, d’adultes et d’enfants qui ont envoyé l’avion. Des adultes en costard cravate, il sont trois, l’un règne en despote. Je discute avec lui de la violation de nos terres avec leur avion. Leurs terres sont un bâtiment troglodyte donnant sur des vignes entourées de murs en vieilles pierres. Pendant ce temps les deux autres essayent de corrompre nos enfants avec des jouets en plastique. Enervé par cette manœuvre traître et basse, j’attrape mon interlocuteur par les pieds et le tient par dessus la rambarde en pierre, au dessus des vignes. Je le menace puis lui écrase la tête en contrebas. Je n’ose pas regarder. Je dois me débarrasser du cadavre. Je saute au milieu des vignes. Je suis un peu embêté, ça me semble difficile de me débarrasser d’un cadavre dans une zone résidentielle américaine. Pourtant il le faut, et de toute façon il n’y a personne. J’emploie facilement une force colossale qui me permet de faire tournoyer le corps au dessus de ma tête. Je le jette dans une haie qui longe une maison. Un homme qui cultivait son potager me regarde éberlué. Plusieurs personnes sortent des maisons le regard choqué. Face à cette foule, je fais quelques pas en arrière et me jette par le dos dans une grande piscine, en forçant un air d’assurance.
Je nage en regardant le ciel.

venerdì 7 maggio 2010

3 mai 2010 (écrit trois jours plus tard)

_Jeanne a les cheveux courts, ma mère ne la reconnaît pas, elle n'a vraiment pas la même allure comme ça. vision très nette de comment elle se coiffe les cheveux d'habitude longs, son cou son visage.

décembre 2009 (écrit pendant la nuit)

_On n'a pas très bien répété même pas du tout. Si, on a beaucoup répété mais on n'est pas du tout prêts. Beaucoup de gens chantent faux. mais il y a un concert le soir. Après la répétition générale, il y a une pause et personne ne sait si on a le temps d'aller faire un tour avant le concert. Nous (Adrien et moi) revenons avec des parapluies gonflables que l'on pose dans un recoin de la salle, superposés à d'autres parapluies gonflables qui sont posés dans une grande mare d'eau. Le concert a déjà commencé, dans cette salle bien qu'elle soit bien plus petite que celle où l'on va chanter. Les chanteurs sont disposés autour d'une très grande table ronde verte (c'est la nappe qui est verte) sur laquelle est posé des assiettes, des verres, un repas avec des cuisses de poulet qui font des montagnes sur les assiettes. A un moment, lorsqu'ils ont bientôt fini de chanter, la nappe est tirée, vers la grande salle. Tout ce qui était posé sur la table est dans les plis en anamorphose. Il y a des gros plis qui font des vallées, je me dis c'est comme un paysage. Mais je vois les bonnes soeurs soumises à cette précipitation, alors qu'elles doivent en continuant de chanter jusqu'au bout se déplacer dans la grande salle, contraintes à rester en face de leur assiette. Alors nous allons les aider en retenant légèrement du bras et surtout quand est-ce qu'elles doivent déposer leur pied sur la marche suivante (au sol il y a des larges marches qui descendent irrégulières). On a chanté mais c'était très rapide il fallait le faire (ce devait être une grande chorale il y avait beaucoup de monde et tous portaient un truc blanc dans le prolongement du menton)
(écrit le lendemain matin)
Il n'y a pas de pieds sous la nappe. Ce n'est qu'une nappe sans table. Pendant la répétition générale, on est tous dans la grande salle, bien alignés, en rangs si serrés qu'on dirait qu'il n'y a pas de public. Une fois que le premier groupe a fini de chanter, c'est à nous on chante et c'est fini.

6-7 mai 2010 (écrit dans la matinée)

_C'est un genre de marécage fabriqué par une vieille prof d'Anglais. On résout des exercices en s'y promenant. Je ne comprend pas bien le principe... Je comprend seulement que certains musiciens comiques sont dans le coup: j'entends clairement un bande son qui passe partout dans le bois/marécage. Des touristes (ou peut-être d'autres élèves) s'y promènent. C'est bourré de lianes, de trous, de troncs qui s'imbriquent les uns dans les autres, je trouve ça plutôt joli. J'explore. C'est l'hiver du coup il y a peu d'animaux visibles. A un moment donné la prof me demande où j'en suis, nous regardons le marais en miniature, je baratine, je ne sais pas pourquoi elle me demande des comptes... Un peu après je marche dans un genre d'ancien champ de blé envahit par les eaux. Près d'un petit bois, j'aperçois une bande de filles, une tribu. Je vais les voir. L'une d'elle m'accueille et me fait visiter leur ensemble de cabanes en récup'. Dans le petit village je parle avec un gars qui pisse contre un mur. Il y a des cuisines en plein air. Ici, c'est la fête.
(correction faite vers 11h30)
En fait, le gars ne pissait pas mais mangeait sur une table accolée à un mur, il avait les cheveux crépus comme un noir mais il était blond et blanc, ça devait être un hollandais.

giovedì 6 maggio 2010

2-3 novembre 2008 (???)

_On fabrique une pâte à sentiment, comme on ferait un gâteau.

27-28 octobre 2008 (écrits pendant l'heure suivant le réveil)

_Une maison très belle dans un tout petit village de cambrousse. La petite cour est prise entre la maison principale et une dépendance qui sert pour l’instant d’entrepôt. Des plantes y poussent sauvagement. Le bois apparent à l’extérieur est peint d’un vieux bordeaux écaillé. Il y a peu de crépi.

_Dehors: le village. Deux vieilles personnes, mes parents (mon père et ma mère méconnaissables), discutent dans une voiture, ils sont quelque peu américains. Ils se demandent si durant une journée si belle il faut ou non porter des lunettes de soleil pour conduire. Dans mon souvenir le soleil est parfois si vif qu’il brûle les yeux et les lunettes sont si noires qu’on ne voit plus très bien les vaches qui se promènent sur la route ; d’où la pertinence d’un tel questionnement.

5-6 mai 2010 (écrit pendant l'heure suivant le réveil)

_Fernand Deligny est vivant, sur une photo il porte une branche d'érable et une cisaille - il ressemble curieusement à un jardinier. Il semble avoir changé (de réseau) de physique, se rapprochant de la paysannerie. Je ne sais pas comment le retrouver, les articles n'indiquent pas avec précision où il vit.

_Une bande de monstres brutaux en tous genres (hommes à tête d'animal, boules de poils ou de peau, humains insectoïdes...) nous balancent dans des mines de pierre pour nous exploiter. Mais on ne travaille pas ; on est quand même pas des esclaves! Du coup on cherche à s'enfuir. Seulement il y a des monstres partout, qui, eux aussi, sont exploités dans la mine mais contre salaire. On croit qu'ils nous surveillent. Heureusement, quand tout le monde est affairé à frapper la roche, un type laisse dépasser un bout de lui au dessus d'une des fenêtres de la mine (la mine est dans le flanc d'une montagne). Il nous attrappe un par un et nous hisse sur le toit. Le type est un chinoix et le toit aussi est chinoix, c'est donc un toit très pentu. Ça me fout le vertige. On est vraiment très haut! En bas on peut voir les entraînements dégoûtants de ces sales militaristes. Le chinoix nous explique qu'il y a tout un réseau où circulent des chinoix sur les toits des bâtiments des monstres, certains chinoix sont même nés ici. Sur les toits on circule mais on ne travaille pas. Moi j'ai le vertige, alors je joue. Je m'amuse à voir puis pas voir en bas ; j'ai peur, j'ai pas peur, j'ai peur, j'ai pas peur...