venerdì 16 luglio 2010

10 juin (écrit dans l’heure suivant le réveil)

_Après une série d’autres lieux et évènements, je monte un large escalier situé sous une route ou un chemin de fer et formé à partir de grosses poutres de bois. Les marches sont très hautes et deviennent presque un monde, nichant des mousses humides, des insectes et les objets qui y tombent (une petite fille y fait tomber son crayon entre deux planches, mais il est tombé trop profondément, je n’arrive pas à la ramasser, et sa mère doit redescendre pour essayer à son tour.)
J’arrive à un appartement très coquet où je comprends bien que se joue quelque chose qui m’échappe. Trois personnes, deux femmes et un homme de quarante à cinquante ans, aux traits marqués par le souci, bougent d’une pièce à l’autre et remuent ce qui a dû être un lourd passé, une grosse affaire de leur vie commune. L’un d’eux s’arrête devant moi et me dis que je ne dois rien comprendre à ce qui se passe, qu’en fait ils ont été pris en otage et séquestrés pendant des années dans cet appartement parce que les autorités arabes les prenaient pour des espions et voyaient d’un mauvais œil leur concubinage. Mais leur tortionnaire avait toujours été la même personne et peut-être même l’un d’eux trois, qui avait mis des statues devant la porte pour les empêcher de sortir tout en préservant illusoirement l’idée que toute sortie demeurait possible et qu’ils menaient une existence parfaitement normale. Les deux statues étant toujours devant la porte, je comprends que cet état de séquestration perdure toujours, et je vois deux des habitants nus se livrer à de bruyants combats joués sur le canapé du salon. Exprimant mon souhait de m’en aller, on me laisse choisir entre deux superbes porte-cigarette en guise de cadeau de départ, me conseillant de prendre celui où il est écrit « or ».
Une usine d’agroalimentaire non loin de l’escalier, dans une cour intérieure d’immeubles, semble kidnapper certains de ses clients. Pour une toute autre raison, nous nous livrons à une visite nocturne des locaux et faisons beaucoup de bruit en faisant descendre des meubles par les canalisations apparentes sur les murs, voire en tapant directement sur ces tuyaux. Le voisinage débarque, appelle la police et nous devons nous disperser et marcher longuement dans les rues plongées dans la nuit.
Des scènes dans un self (?)
Je suis invitée à manger quelque chose de préparé par la mère d’un enfant que je connais, c’est une préparation de ricotta et de fines lamelles de concombres, étendue aux dimensions d’un champs, non loin du grand escalier (pour cela le terrain est très en pente). Nous sommes une bonne dizaine à genoux sur la préparation, occupés à brouter la verdure en prenant garde de ne pas se laisser tomber contre l’enclos de fils barbelés du bas de la pente. Autour, il y a d’autres champs avec d’autres préparations qui ne se mélangent pas les unes aux autres.

Dorade en ciel

_L'autre jour, le ciel était en grand bleu, l'air chaud. Dans ce grand ciel des dorades sont venues. Elles frétillaient et jouaient se tournant se retournant et de m'envoyer des éclat de lumière, traits de vitesse.
Quel repos s'en suivi !

venerdì 9 luglio 2010

7 juillet (écrit durant l'heure suivant le réveil)

_Il fait nuit. L'espace est plutôt cloisonné, entre la grande cour d'immeuble et la galerie marchande. Les deux à la fois. Il y a un bar et une autre pièce à côté. Une urgence nous pousse à nous diviser en deux groupes. De nombreuses personnes se séparent donc pour aller occuper un lieu et l'autre. Ils attendaient l'ouverture du bar, ils se cachent, le bar est en réalité fermé mais ouvert pour les cacher, c'est une journée normale. À l'intérieurde la pièce d'à côté, on discute contre le comptoir. Yeleem ne veut pas voir le jeune barbu chevelu qui porte un diamant au nez, il est tout près du comptoir dans le bar. Elle préfère rester dans la pièce sinon il va encore la draguer. Camille commence à nous parler à Luna et à moi, il nous explique qu'il ne comprend pas pourquoi l'homme devrait nécessairement adopter la station debout (il est assis face à nous) et déclare qu'il décide, par conséquent, de ne plus marcher ni de se tenir sur ses jambes. Je regarde les gens présents autour, ceux du bar comme ceux de la pièce d'à côté. Il y a cette fille au cheuveux blancs décolorés. Àforce de mouvements et de poid, les poutres de soutient du toit se brisent toutes, excepté une. J'observe cela depuis une vue en coupe du bâtiment. Mon frère et moi décidons d'évacuer tout le monde et d'essayer tant bien que mal de sauver les murs de maman. Le rez de chaussée s'écroule. Nous essayons de sauver un maximum de matériel au premier étage.

venerdì 4 giugno 2010

2-3 juin 2010 (écrit au réveil)

_Dans un collège ou un lycée, une série de cours. (durant l'un d'eux j'ai accès à un livre où je vois mis à plat sur plusieurs pages, dans une série de schémas en noir et blanc, les fresques de San Pietro in Gessate à Milan.)
Après les cours tous vont au bar du collège-lycée. Il y a des toilettes disposées à au moins deux angles de chaque hall carré séparant les salles de cours. En jetant un coup d'oeil par la fenêtre, je vois qu'une fille a préféré enjamber la fenêtre pour pisser sur les rochers d'un massif étendu sur une assez vaste superficie avec quelques buissons pour recréer une sorte d'"environnement naturel au sein du collège". En m'y promenant, je vois deux personnes que je connais étendus immobiles l'un sur l'autre comme s'il venaient de faire l'amour (tout habillés). Mais à peine je m'approche pour venir leur parler, et à peine quelques phrases prononcées entre nous, qu'arrivent toute une rangée de sbires vêtus entièrement en jaune, chaussés, gantés, comme s'il portaient déjà la camisole de force qu'ils s'apprêtaient à enfiler aux deux fautifs. Je tente de dire quelque chose, m'énerve : "Et celui qui regardait du haut de la fenêtre et qui les a dénoncé ne s'est-il jamais pris une bite dans le cul ?" Un spécialiste préposé à me répondre reste à mon niveau pendant que les autres continuent d'avancer.

30-31 mai 2010 (écrit le lendemain après-midi)

_Je suis attablée en compagnie de nombreuses personnes. J'en connais certaines, le plus grand nombre d'entre elles m'est inconnu. Il me semble pourtant que je ne suis pas là par hasard, mais la situation m'échappe. La table est très longue, elle a la forme d'un L et je me trouve installée dans le coude du L. Nous mangeons des pizzas. J'ai droit à une petite part de pizza. Puis d'autres pizzas sont servies, mais cette fois je n'ai pas le temps d'en prendre une part dans mon assiette, car tout le monde tend le bras pour s'en emparer avant que j'aie pu faire de même. Je marmonne de dépit, alors plusieurs voix s'élèvent : "Elle n'a pas eu à manger !" comme pour réclamer à ma place, mais sans succès.
Le repas se poursuit. Il y a un homme debout, qui arpente la salle comme pour surveiller le bon déroulement du repas. Il ressemble un peu à un Espagnol ou à un dompteur de fauves tel qu'on se les imagine dans une compagnie de cirque. Il est accompagné de sous-fifres, de jeunes gens qui sont en quelque sorte ses assistants. Je n'y prête pas tellement garde, et ne m'en inquiète pas. Je traite la situation avec une certaine désinvolture, et ne cherche pas à en comprendre les règles pour m'y conformer - pourtant je prends assez nettement conscience qu'il serait important de le faire si je ne veux pas avoir d'ennuis : chacun s'y applique consciencieusement. Je fais un geste, ou ai une parole que je crois être anodine, mais que le surveillant-censeur repère immédiatement. Brian est là, et me jette un regard réprobateur, et sans comprendre pourquoi, je suis soudain convaincue qu'effectivement je me suis mal conduite. Un des sous-fifres, une jeune fille ou un jeune garçon? s'approche de moi et m'annonce de façon plutôt solennelle que l'homme qui surveille (qui n'est plus dans la salle à ce moment-là) m'attend. La situation prend un tour grave et sérieux. Je comprends qu'il veut me punir, et je commence à avoir un peu peur. Je me lève à la suite du jeune sous-fifre, et le suit en passant par le peu de place qui reste entre deux rangées de gens attablés (il y a deux tables à présent, la disposition de la pièce a changé) d'un pas décidé et plein de colère malgré mon inquiétude quant au sort qui m'attend. Dans mon dos, je devine le regard désapprobateur de Brian, resté assis à table, qui doit être inquiet pour moi et mécontent de la manière dont je me conduis.
Je me retrouve en présence de l'homme censeur. Il m'impressionne. Il a l'air très sévère. Il me parle - je ne me souviens plus de ses paroles, mais ce sont des remontrances et l'annonce qu'une punition m'attend. Je décide d'affronter la chose vaillamment, et de ne pas montrer ma peur, ni la souffrance qui risque de m'être infligée.Nous marchons tous deux, l'homme censeur et moi, dans un jardin. Nous montons des escaliers dans ce jardin, et l'homme qui marche à ma droite tient dans la main un panier à salade en métal grillagé dont il m'administre des coups répétés sur les fesses. Ça ne me fait pas mal du tout, et je suis très déçue de ne ressentir aucune douleur tandis que je m'étais préparée à supporter stoïquement une rude punition (ma réaction m'étonne et m'amuse ; je pense : "ainsi, j'aurais préféré avoir mal !"). Il y a des gens qui se promènent dans le jardin, certains gravissent derrière nous l'escalier. Ils voient sans doute de quelle manière je me fais frapper le derrière par l'homme qui me punit, j'en ai honte et je dis à l'homme : "-ah, je comprends : vous me punissez par l'humiliation". L'homme me répond très froidement : "non". Apparemment, je n'ai rien compris à sa leçon.
Il y a un chat, qui se promène de pièce en pièce. Le trou de son cul est anormalement béant. Puis la distorsion n'est plus la même : le chat me fait face et c'est son flanc qui est ouvert et béant mais ça n'est pas une plaie. Il a comme une poche de kangourou sur le ventre, et je distingue un objet dedans Je suis un peu étonnée que le chat puisse trouver un quelconque intérêt à cet objet proprement humain, mais je dis quand même d'un ton joyeux qui cache mon inquiétude (je crois qu'il y a quelqu'un à mes côtés) : "-Tiens, il s'est fabriqué une poche pour y cacher des choses !".

martedì 25 maggio 2010

8-9 juillet 2005 ( écrit en se réveillant)

_on (qui?) m'a donné une matière rose, un peu élastique - proche de la texture et de la couleur des bonbons chinois "osties". Je la sépare en plusieurs barres ; dans l'une, l'approchant de mon oreille gauche, j'entends les bruits caractéristiques que j'aime de la nature en Haute-Savoie ; dans l'autre en même temps, l'approchant de mon oreille droite, la voix d'un être cher (qui?) s'adresse à moi. La personne qui m'a donné cette matière molle à nostalgie l'a fait avec malignité. Je suis bouleversée, veux faire d'autres choses avec ces "téléphones" improvisés, notamment savoir ce que je peux entendre dans les deux autres mais Sara m'appelle pour le dîner, agacée, impatientée, les parents eux ne disent rien. Je suis dans un lieu comme extérieur, mais pas vraiment au-dehors, eux sont dans un lieu comme intérieur : une vitre, des vitres nous séparent.
Cet appel de Sara et, "sous le signe du faucon pélerin" - (phrase sortie de ma bouche au réveil )

domenica 23 maggio 2010

13 mai 2010 (écrit pendant l'heure suivant le réveil)

_Le sol balayé. Le sol est poussiéreux, des miettes et des cendres. Je prends le balai, la pelle. Au premier passage du balai sur le sol, la crasse vient, mais je m'aperçois que la peinture du sol vient également, comme si elle était poussière. Plus le balai passe, moins il y a de peinture, le sol se retrouve blanc - il était rouge. C'est maintenant le lino sur lequel reposait la peinture qui commence à s'effilocher sous les coups de balai. Mes coups de balai sont de plus en plus rapides, de plus en plus féroces. Apparaissent maintenant les planches de bois qui supportaient la poussière, la peinture et le lino. Les fibres du bois volent en éclats, s'effritent davantage à chaque frottement de ce balai à la pilosité sûrement au-dessus de la moyenne.
Il n'y a plus de sol, je frotte avec mon balai, désappointé et suspendu dans les airs.

23 mai 2010 (écrit dans la matinée)

_Foule au musée.
-
On dîne, on est nombreux.
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Mes dents sont pourries, je les montre à des amis, il y en a deux devant qui sont très atteintes. Le blanc est devenu translucide et c'est brun-gris en-dessous. Elles se confondent. J'ai trop attendu pour appeler le dentiste.

22 mai 2010 (écrit au réveil)

_Je fais partie d'une famille qui dort dans des lits à l'entrée d'un champ, un très grand lit pour la mère et ses grandes filles, des petits lits pour les nouveaux-nés (pas de père ?). Une clôture en fil de fer peut être manipulée depuis le haut du lit car nous contrôlons l'accès au champ.
Nous montons un film, une sœur et moi, interprétons les quatre saisons avec des bâtons à percussion et des flûtes. D'autres prises sont visibles sur la caméra, me renvoyant à d'autres moments dont je me souviens.
Une nouvelle belle-sœur, chez mes grands-parents, nous présente ses enfants. Je la connaissais déjà avant qu'elle devienne belle-soeur. Nous sortons jouer dehors sur une colline dans les herbes hautes, avec des chiens et quelques peaux de bêtes éparses au sol, jusqu'à ce que la belle-soeur s'en aille avec une grosse voiture militaire, bâchée en kaki.
A une fête, autour d'une table, je discute avec Clara et son amie, et pense faire un mot d'esprit en leur disant qu'elles sont ou qu'il s'agit d'être "féminaines", ce qui les fait rire de bon coeur.

giovedì 20 maggio 2010

19-20 mai 2010 (écrit en fin de matinée)

_Grabriel Yacoub et Jean-François Pauvros sont en fait une seule et même personne.

lunedì 17 maggio 2010

mai 2010 (écrit au réveil)

_Je marche sur un sol couvert de tesson de verre. J'ai pleins de ces morceaux sous mes pieds, au début très douloureux puis la douleurs disparait.

15-16 mai 2010 (écrit le lendemain soir)

_Au loin des cris d'oiseaux. Puis il est tout près mais qu'est-ce donc ? Il est - il n'y en a qu'un - une corneille de loin de près il a une tête de hibou et il fait "coucou coucou".

12-13 mai 2010 (écrit le matin)

_On va déplier le rouleau dans la rue. Il y a Jean Mathon qui est venu à Paris pour le week-end. Comme c'est aussi le week-end lors duquel Meril organise son festival de poésie à Montreuil, on l'invite. On est dans la petite rue juste à côté près de l'épicier qui vient nous voir aussi. Belli a emmené aussi ses fenêtres et puis on a pris des branches de marronnier, quelques une pour faire je ne sais quoi. Le rouleau est déplié. Au bout d'un temps, il y a un balisage effectué autour de nous et nous rigolons car les gendarmes nous ont assimilé à des manifestants, ou du moins ont appliqué la loi en vigueur pour les manifestations dans l'espace public.

12-13 mai 2010 (écrit le matin)

_Elle se lève et alors qu'elle est debout tombe très lentement en arrière. Derrière elle il y a une commode mais elle ne s'en préoccupe pas. Puis son corps se redresse (il reste tout droit). Il n'y a aucun bruit et pourtant à un moment elle tombe vers la droite très lentement encore. Je vais vers elle assez lentement. Je crois qu'il y a d'autres personnes autour de la table mais je suis la seule à me lever, assez lentement, et à voir qu'une large fente s'est ouverte derrière sa tête et le sang s'est répandu dans les cheveux et sur la surface du cuir chevelu. Et il s'est mêlé aux cheveux. Je crois qu'ensuite j'enlève le sang avec un coton, très lentement. Ses yeux sont ouverts, le regard net.

venerdì 14 maggio 2010

13-14 mai 2010 (???)

_Dans une ville très urbaine et très chaude, où je dois prendre un vieux tram branlant pour monter et descendre de l’internat où je suis logée. Une vieille dame vend les tickets dans une petite cabane de bois sombre ; c’est elle qui dirige les tram depuis sa cabane en hauteur.
Beaucoup de vitrines ont été brisées ces derniers-jours, des arrêts de car, tout ce qui se casse facilement.
Je vais au musée. Un lieu très clair, un palais en marbre blanc ouvert sur un jardin et un cour d’eau. Je m’attarde longuement devant des terres cuites sculptées de la renaissance, des della Robbia, ou des Filippino Lippi. Un très grand bas-relief avec la Vierge, saint Jérôme et son lion, et d’autres saints sous un arc voûté avec des caissons ; les visages sont d’une finesse angélique qui me suspend complètement à eux. D’autres œuvres sont là. Je descends le petit escalier qui sort vers la terrasse et le jardin, l’escalier finit dans l’eau et sur ses rampes sont posées deux sculptures de personnages énormes que j’attribue au même auteur bien qu’elles m’évoquent des silhouettes de façades de temples hindous mais nues, sans ornements, très amples, élongées et fines : des enfants embrassés à la rampes et un autre personnages seul tout en long.
Mais des types posent des explosifs dans le musée juste après que je sois partie ; ils explosent précisément les terres cuites. Je suis triste et en colère mais embarrassée parce que je ne peux pas le dire, parce que mon ami Yann fait partie des types en question, que je trouve aussi leur colère justifiée et que j’aurais honte de soutenir jusqu’au bout le bien fondé des musées. Ils parlent un moment assis sur les marches à fumer des clopes.
On rentre ensemble acheter un gâteau précis pour leur faire goûter, là où je vais tout le temps le prendre, mais Yann est seul à rentrer : il est plein de coc, dis violemment à la dame, la vieille dame du tram, de se dépêcher de servir et ne fait pas attention au goût. Nous tentons de remonter à pied les rails du tram, ce qui me fait assez peur : des pièces de fer glissent sur les fils électriques comme des jougs de bœufs qui pourraient débouler sur nous à toute vitesse, mais on les évite.

giovedì 13 maggio 2010

8-9 mai 2010 (écrit au réveil)

_"On arrive avec des fleurs et quand on repart on est malade."
(écrit quatre jours plus tard)
Le vendeur me présente toute sortes d'inventions utiles à la randonnée. Il mime les objets avec ses bras. Nous ne sommes pas intéressés par ce qu'il nous propose, nous ne pratiquons pas la randonnée comme il semble l'envisager. Prune cherche à le lui expliquer, elle lui dit : "On arrive avec des fleurs et quand on repart on est malade". Le vendeur comprend tout de suite. Il nous propose des jambières articulées en plastique dur pour maintenir les cuisses et les hanches ensemble. Ça a l'air plutôt intéressant.

12-13 mai 2010 (écrit dans la journée)

_Un jeune samouraï est couché, mort, au milieu d'un champ de bataille déserté. Il y a des centaines d'autres samouraïs morts autour de lui. Un de ces amis se relève, a mon avis il est juste tombé de son cheval puis est resté là, ayant perdu conscience. Il cherche son comparse au milieu des cadavres ; il l'appelle. Doucement le jeune samouraï se réveille, pourtant il a l'air terriblement atteint par des blessures mortelles. En fait il est pas si blessé que ça, et puis d'ailleurs personne n'est vraiment blessé. Tous les samouraïs se réveillent, lentement, et ils s'en vont.

mercoledì 12 maggio 2010

10-11 mai 2010 (écrit au réveil)

_C'est à l'école il se fait encore pincer, on le met en pension les maîtresses signent une à une alors que nous sommes assis mon frère et moi dans le car, elles se baissent au milieu du car dans l'allée pour signer la feuille qui va l'envoyer en pension. Et comme elles s'appliquent bien à tracer avec des stylos différents signes sur la fiche d'évaluation, à repasser en rouge
mon frère récidive dans des enclos nous nous promenions, quand on voit un type faire des altères devant un groupe de gamins ébahis. Lui soudain affolé, court pour lui crier très fort d'une voix stridente de petit garçon qu'il n'est qu'un macho. Le type s'énerve ; peut-être que j'ai essayé de rattraper le coup? Le lendemain on voit qu'il a porté plainte et on vient chercher mon frère.
je me promène à Venise avec lui ; il y a plein de gens assis à des terrasses de café qui nous observent en silence. Ça pourrait être à la punta della Dogana mais il y a aussi le pont de l'Academia. Quelques bâtiments apparaissent à l'horizon et retiennent notre attention en ce que l'horizon est particulièrement clair et qu'on ne les voit pas d'habitude. Je prend des photos, zoom mais une chape de brume apparaît brusquementqui bouche l'horizon et nous immerge peu à peu dans un gris humide qui résume notre champ de vision.
au restaurant à une table ronde avec ma famille et un inconnu qui s'est assisparce qu'il n'y avait sûrement pas de place ailleurs mon frère dit une pique sur les artistes qui fait pouffer de rire l'inconnu et gêne un peu mes parents.
la peéparation d'un repas pour des invités (présents dans le salon) qui n'en finit pas, s'enlise, dans la cuisine avec ma mère. Des purées rouges, oranges, verts supperposées dans un moule. Mon père et son ami sont tellement fatigués d'attendre qu'ils viennent s'injecter de l'énergisant avec une seringue.

martedì 11 maggio 2010

9 mai 2010 (écrit au réveil)

_Je suis dans une maison de campagne plus ou moins québécoise, pendant un genre de fête. C'est à la fois la nuit et l'après-midi. Je parle d'un film aux gens. J'essaye de défendre ce film mais je sens une désapprobation silencieuse. Personne dans cette fête n'est intéressé par le film que j'aime. Parfois quelques personnes argumentent, mais on ne veut pas de dispute. On veut surtout être amis. C'est une fête. Je me dis qu'il ne faut trop prendre la tête des gens avec ce film que j'aime. Ce n'est qu'un film. Mais ça m'emmerde. J'aime parler de ce film et personne à qui en parler. Je viens d'arriver de quelque part, de loin. Je sais où je dois dormir, dans un champ, avec mon duvet. Je vais prendre une douche, mais la douche est en plein millieu de la cuisine en plein milieu de la fête. La cuisine est marron, briquette. Je suis gêné de me déshabiller devant tout le monde mais je fini par m'apercevoir que ce n'est pas la peine. C'est un peu comme des douches dans un camping. Je me réveille au moment au l'eau commence à couler.

lunedì 10 maggio 2010

9-10 mai 2010 (écrit au lever)

_Alors que je ris, on me dit : "tu as les dents toutes noires", on commence à gratter avec les ongles mais ça ne part pas. Puis à l'aide d'un cure-dent que l'on trempe dans l'eau pour le courber, on fabrique un petit racloir. On l'a coupé aussi dans le sens de la longueur pour qu'il soit raclant justement. Mais il est un peu large et touche les gencives, ce qui n'est pas très agréable. Alors on le taille à la largeur d'une dent (la plus petite pour qu'il puisse servir pour toutes). Notre racloir est maintenant opérationnel. Nous raclons une à une les dents et d'un coup on s'arrête. "C'était joli les dents noires, plus que les dents blanches". Et puis tout le monde rit.

6-7 mai 2010 (écrit pendant la nuit)

_(écrire au petit matin). Ce qui se trame la nuit ? Re: Bien le bonjour

3-4 mai 2010 (écrit au petit matin)

_on ne peut pas vivre tout le temps avec un coeur dans les bras me répète plusieurs fois ma maman qui me console il faut le laisser tranquille

3-4 février 2010 (écrit au petit matin)

_je décide d'aller me baigner. il y a de l'eau juste en sortant, à gauche d'un pan incliné en béton. je connais très bien cet endroit. plus je me rapproche du côté haut, moins c'est profond. à l'inverse, plus je me rapproche du côté bas, plus c'est profond ; l'eau est mêlée aux graviers et cela est très agréable sur la peau. des voitures passent de temps en temps sur le pan incliné. lorsque l'eau est à la hauteur de mes mains je lui tape dessus pour chercher des sons, lorsqu'elle est à la hauteur de mes épaules je nage. l'eau semble être en équilibre sur un pivot central. son niveau change selon l'endroit auquel je me trouve. il y a des ouvriers qui me regardent, plantés en haut. à un moment ils m'adressent la parole

9-10 mai 2010 (écrit dans la matinée)

_Il y a mes affaires entreposée dans la barque mise à sec sur le quai. Je les regarde depuis le pont qui surplombe ce dernier. Un homme traîne par là, je me demande ce qu'il fait. La pénombre me permet de le voir encore suffisamment bien. Le soleil n'est pas tout à fait couché. Je le vois s'approcher de mes deux bagages, puis il s'assoit sur le bord de la barque et observe la mer. Peu après il s'éloigne. Vient une seconde personne, qui elle monte dans la barque. Elle se met à fouiller dans mes affaires. Je l'observe, évaluant la distance qu'il y a entre moi et mes affaires et essayant d'imaginer si elle parviendraient à amortir ma chute. Je pense un moment lui sauter sur la tête puis me décourage. Je cours vers l'escalier qui mène jusqu'au quai. Mais une foi en bas mes affaires ont disparues. Un papier rose est posé à leur place. On entend quelqu'un courir au loin. Je remonte, dépité, arguant à Belli que mes sacs étaient bien trop lourd pour pouvoir courir avec... Belli me regarde avec un air condescendant. Je vais ramasser le papier rose pour le lire. Je le déplie. Il y est dit que je suis engagé ; c'est un genre de contrat - je n'ai pourtant rien demander à personne. J'ai beau y réfléchir, je ne parviens à me faire aucune idée d'où provient ce message. Trois missions y sont expliquées, selon le contrat je suis tenu de les accomplir. On me surveille. Je crois comprendre que l'issue de cette affaire sera la mort.

sabato 8 maggio 2010

23 février 2009 (écrit au réveil)

_Nadine dans la cave de cette maison où nous restons seuls, je descends la grande plante en pot, me demande pourquoi je fais ça. Il fait si sombre dans la cave. Mais Nadine est joyeuse, excitée comme une petite fille, elle exulte. Elle prend la plante et l'installe en hauteur près de la fenêtre-soupirail dont elle écarte le rideau et qui laisse filtrer une pâle lueur, elle la déroule en guirlande – et ces branches molles et longues sont exactement comme les guirlandes de noël argentées que l'on pose aux sapins.
Plus tard/ailleurs : nous sommes sorties, Nadine devant toujours, un peu comme si j'étais sa spectatrice. Dehors un paysage „naturel” comme fait pour le sport. A droite comme un terrain – ou une piscine – impression d'un lieu :

A gauche, plus en pente, quelques personnes disséminées
il y a partout des jeunes gens qui jouent ou discutent, deux grands-mères courent autour du bassin-terrain. Elles courent n'importe comment. Nadine s'élance malicieusement et fait un superbe sprint, puis elle court a petites foulées. Je veux la rattraper et elle s'enfuit en riant. Nous arrivons au bord de la rivière, elle s'y engage. Je veux la rejoindre. Entre elle et moi, dos à moi assis au bord de l'eau il y a un jeune homme qui pourrait être Gwénaël. Je n'ose pas entrer dans l'eau devant lui. Mais ce n'est pas Gwénaël sitôt qu'il n'est plus tout a fait de dos.

20 août 2008 (retenu pour le dessiner, écrit plus tard)

_Le lac, les deux brochets géants.
Image presque immobile, tête-bêche ils occupent tout le lac, elle et moi nous les regardons.

13 janvier 2010 (???)

_...le RER part, je m’installe devant pour regarder. Baptiste, Zoé et Anne marchent sur les rails devant, le train va doucement. Je suis inquiet, ils n’ont pas l’air de remarquer le train. Anne se prend un coup et disparaît sous le train, Zoé est à droite des rails elle semble sauvée, Baptiste connaît le même sort qu’Anne. Je les vois depuis l’arrière du train, Zoé a été assommée par le flanc du wagon, elle est déjà en train de se relever, Baptiste et Anne semblent avoir la tête explosée, il y a plein de sang. Je me demande comment l’horreur va faire réagir Zoé. Finalement Baptiste et Anne n’ont pris que de sacrés gros coups sur l’occiput, ce qui les a fait saigner ; mais ils se relèvent, un peu sonnés.

7-8 décembre 2008 (écrit pendant l'heure suivant le réveil)

_Nous sommes Belli et moi en réunion avec les animatrices « coup de pouce » dans un lit (qui ressemble au nôtre). L’une d’elle veut me faire l’amour. Sans pourtant rester indifférent à ses avances, je ne veux pas. Belli rigole de me voir dans une telle situation, puis se lève pour partir plus loin. Je veux la suivre. L’animatrice me retient, avec les dents, par mes poils de cul.

4-5 novembre 2008 (écrit dans la matinée)

_Philippe Descola est dans une petite salle de cours pour une conférence dédicace. Il a des habits très colorés et porte des décorations et des fétiches indiens qu’il triture. Un air très noble.

2006-7 (écrit au moins un an plus tard)

_Nous jouons dans des ruines avec des jeunes enfants. Ce sont des ruines gréco-romaines dans une plaine sauvage aux allures méditerranéennes. Un avion de chasse vole au dessus de nous. Il n’a rien à faire ici. C’est que nous sommes sur un territoire abandonné, il appartient aux femmes et hommes libres. L’avion éprouve des difficultés à voler il tombe. Au sol, nous allons vers lui pour clarifier cette histoire. Nous chassons les deux pilotes qui s’en vont marcher à travers les terres alentour. Une fois montés dans l’avion, celui-ci repart et nous reconduit tout droit d’où il vient. Nous arrivons près d’une colline où se trouve un tunnel. Des hommes en costume trois pièces nous accueillent. Nous sommes Florian, un homme lézard, Steven, un homme souris, Belli, une femme girafe et moi, un homme chèvre avec tous nos enfants. C’est une autre communauté, d’adultes et d’enfants qui ont envoyé l’avion. Des adultes en costard cravate, il sont trois, l’un règne en despote. Je discute avec lui de la violation de nos terres avec leur avion. Leurs terres sont un bâtiment troglodyte donnant sur des vignes entourées de murs en vieilles pierres. Pendant ce temps les deux autres essayent de corrompre nos enfants avec des jouets en plastique. Enervé par cette manœuvre traître et basse, j’attrape mon interlocuteur par les pieds et le tient par dessus la rambarde en pierre, au dessus des vignes. Je le menace puis lui écrase la tête en contrebas. Je n’ose pas regarder. Je dois me débarrasser du cadavre. Je saute au milieu des vignes. Je suis un peu embêté, ça me semble difficile de me débarrasser d’un cadavre dans une zone résidentielle américaine. Pourtant il le faut, et de toute façon il n’y a personne. J’emploie facilement une force colossale qui me permet de faire tournoyer le corps au dessus de ma tête. Je le jette dans une haie qui longe une maison. Un homme qui cultivait son potager me regarde éberlué. Plusieurs personnes sortent des maisons le regard choqué. Face à cette foule, je fais quelques pas en arrière et me jette par le dos dans une grande piscine, en forçant un air d’assurance.
Je nage en regardant le ciel.